Music Is My Way Of Thinking // Chieuse geek devotee vaguement cinglée et carrément barrée

Errances d'une DEVOTEE to Depeche Mode et Kasabian, accro aux mystères du Caméléon / the Pretender et geek à plein temps. Music is my life / whore, la musique est ma vie.

05 octobre 2008

MOJITO

* 5 cL de rhum cubain (style Havana Club) (cher mais bon, miam)
* le jus d'un citron vert (perso je le mets entier mais y'en a qui préfèrent qu'un demi par verre et certains que le citron soit coupé en dés et écrasé)
* du sucre non raffiné, les quantités varient selon le goût, comme je ne sais jamais le doser perso je goûte loool
* des feuilles de menthe en nb plus ou moins important suivant le degré de menthe voulu
* glaçons
* eau gazeuse

Voilà, ça fait oublier les dépressions. J'ai enfin réussi à en faire un au bon goût de mojito comme j'avais dégôté à Paris (mais il coûtait la peau des fesses même s'il était excellent à la Flèche d'Or).

A part ça, ma migraine se décide ce soir à me foutre la paix, merci à elle.

Dans une semaineuuuuhhh...

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20 septembre 2008

La différence entre le chien et le chat

Le chien pense : ils me nourrissent, ils me protègent, ils m'aiment, ils doivent être dieux.
Le chat pense : ils me nourrissent, ils me protègent, ils m'aiment, je dois être dieu.

HIHI. Après y'a des dieux câlins (et là j'encourage vivement vos pensées à batifoler gaiement car cette phrase dépasse de très loin les histoires de chats LOL).

Sinon... Rollers quad : 1, Syd : 0. LOL. C'en est même désespérant.

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20 juillet 2008

Refoulement

Passer du reniement au refoulement, c'est déjà avancer.

Je vais retrouver Kathy. Je relis. La relecture, disait Daniel Pennac, n'est pas une perte de temps (ou qqch du genre), mais la preuve d'un amour indéfectible.

18 juillet 2008

Je retourne sur le divan invisible

(moi qui ai tjs refusé une psychothérapie, psychanalyse ou quelconque analyse par refus de la médecine) (ça me fatigue de chercher le bon thérapeute pendant des années, j'avoue)

@ Luinil plus particulièrement

(tant ceux qui viennent pour le fun et ma musique vont se faire ch*er un peu mais après tout c'est mon auto-thérapie et un échange aussi, donc soit ça vous va, soit tant pis, gardez en tête que c'est ma manière à moi de communiquer, vu que parler et moi...)

Je pensais écrire peu et finalement... Je réponds ici en ayant commencé à répondre sur ton blog, Luinil, car je pensais que je n'avais assez réfléchi pour avoir bcp à écrire (je suis tjs persuadée qu'il me faut du temps mais à chaud j'ai parfois de bonnes intuitions, au fond une auto-psychanalyse n'est pas profondément éloignée du commentaire de texte, c'est juste un commentaire de pensées :p) (il paraît d'ailleurs que d'essayer de s'en sortir seule est impossible, la preuve que c'est possible est que j'avance, lentement, et je suppose que c'est mieux que de ne pas avancer du tout).

Hum déjà c'est très étrange de lire ça et de relier à ce que j'ai pu lire précédemment, je comprends plus de choses à présent (et ça cogite bien, aussi).

En fait je crois que je suis au stade où après avoir fait expérimenter des extrêmes à Kathy, elle a vécu des choses moins extrêmes et s'est trouvée, comme moi, dans un vide assez intense. Où j'étais il y a quatre ans, où je me retrouve à présent. En fait ma Kathy fonctionne un peu comme ta Luinil, mais après diverses transformations et un grand vide (je ne sais même plus quand j'ai quasiment arrêté de jouer Kathy pour passer à Alan, tellement plus simple en apparence à jouer... tellement moins ancré dans ma vie), je tente de la sortir du placard en retrouvant les vieux démons. Tu vois, ça ne se sent pê pas dans le blog car j'ai tendance à jouer mon bébé dans ma manière d'écrire - j'ai tjs aimé cette prose car elle permet d'exprimer des choses terrifiantes, des choses impossibles à dire normalement -, mais j'ai pas mal changé en apparence. Je suis devenue froide, calculatrice, manipulatrice. J'ai commencé à faire des plans de carrière, à court, moyen et long terme. J'ai commencé à établir des contacts professionnels. En bref, je suis devenue celle que je m'étais jurée voici quelques années de ne JAMAIS devenir. Je me suis aperçue que c'était pour mon bien et que soit j'acceptais les règles du jeu d'adultes et les accommodais à ma sauce, soit j'étais hors-jeu, hors-société, hors travail. En abandonnant mon projet d'être prof, j'ai abandonné avec la - fausse, je pense à présent - sécurité, la ligne directrice de conduite, les habitudes familiales (mon père est prof, ma mère était prof, ma tatie est prof, mon frère va devenir prof, sa copine aussi et moi je le suis pour quelques cours). Et là soudain mon monde a basculé dans un ailleurs. Certains auront même eu l'impression que je changeais. Certes mais là où eux et moi nous sommes trompés, c'est en s'imaginant que parce que je changeais sur ces points, le reste changeait également.

De l'insécurité où j'étais en 2004, je serais passée à un état de Sydnette, zen et parfaite, Sydnette réussit tout, Sydnette part à Boboland, Sydnette semble tellement épanouie, bien dans sa peau, tellement bien avec les gens qui l'entourent. Je me suis prise à mon propre jeu. A force de m'inventer une Sydnette fréquentable, je suis devenue Miss Parker, froide calculatrice maniant les masques avec ardeur. Et essayant d'être la plus honnête possible avec les gens que j'aime. Le mensonge et moi ne nous entendons pas, je suppose que c'est déjà ça. D'où le silence. Un parfait silence sur ce qui ne va pas. Jusqu'à ne plus savoir ce qu'on cache exactement et l'ignorer sans le savoir.

Et dans cette sécurité, cette nouvelle vie qui s'est bien construite cette année, s'étonner du grand vide intérieur qui nous laisse pourtant avancer (il faut dire que mon moteur n'est pas en moi en un sens, le moteur qui me fait avancer est extérieur et sans ça, je crois que je me serais déjà arrêtée, aucun intérêt de poursuivre le jeu de la vie sans but précis) (à noter qu'avec des buts qui semblent idiots la vie est plus facile, ça signifie se placer sous une certaine logique qui évite de nous placer dans notre logique habituelle - j'adoooore les changements de logiques dûs à des lieux ou des situations, ils nous font des pauses, même relatives).

Espérer aussi que les autres ne croiront pas trop à nos changements, aux façades qu'on s'invente (même si je pense que c'est un foirage total vu que ma propre mère a cru à mes premières façades, forcément les dernières en date, bcp plus efficaces, on y croit d'autant plus facilement) (bordel pourtant à force on sait que chuis un moineau sans défense non ?!), à la confiance en soi qu'on fait semblant d'avoir afin d'en donner aux autres (oui, quand on s'enfonce et quand on tient le discours de qqn qui s'enfonce, les autres suivent, ce que je refuse de tout mon être), avec plus ou moins de conviction réelle (mais tout de même, cette lumière qui brille en moi, cette foi en je ne sais quoi fonctionne plutôt bien, c'est d'ailleurs tjs aussi inexplicable. Déjà j'ai la foi dans la réussite des autres - et quand je le dis, je le pense, sinon je me tais -. Je pense qu'ils peuvent réussir, d'ailleurs je vais être méchante en un sens mais les losers sont derrière moi, je suis entourée de gens auxquels je crois, les autres sont partis ou je les ai quittés. Il y a juste bcp de gesn autour de moi qui manquent de confiance en eux. Je me dis parfois que s'ils s'accordaient à eux-même la valeur humaine que je leur accorde, ils ne seraient plus là hihi - il est cependant plus facile de croire en qqn d'autre qu'en soi ^^. Et j'ai aussi la foi tout court, pas genre comme ces mômes qui vont à Sydney dire coucou à Benoît Truc, plutôt comme une mystique, je crois en cette lumière, en cette possibilité d'amélioration, malgré la profonde conviction scientifique que tout va à sa perte qui anime mon désespoir nocturne).

J'ai donc tjs peur de ma crédibilité. Qu'ils ne s'imaginent pas qu'on a changé et qu'on va les abandonner puisque c'est le contraire qui se produit. Sans les autres, particulièrement certains, le tout petit cercle de proches qui compte vraiment et qui est classé dans "famille" dans mon MSG Messenger (cad la famille que je me suis choisie puisque la famille à proprement parler sur MSN c'est DEUX personnes loool), ma vie n'a pas de sens. Je me souviens comme ça d'une discussion, probablement celle qui m'a fait le plus mal de toutes ces dernières années, j'avais envie de hurler mais je ne savais pas quoi. Je me suis trouvée à ne plus savoir quoi répondre et à dire des conneries, à avoir peur des réponses que je pourrais donner (et pourtant ça n'a pas fait "tilt" à l'époque, chuis vraiment lente du cerveau quand même). Maintenant je sais, là maintenant tout de suite je sais enfin ce que je n'ai pu exprimer. Je le savais un peu mais c'était tabou, ça l'est encore pas mal et donc non exprimable en l'état (je suppose surtout que ça n'est et ne sera jamais recevable en l'état looool >< ce qui relève soit d'un manque évident de confiance en moi, soit de réalisme, et probablement des deux looool). J'avais envie de hurler que non je ne changeais pas, que c'était juste une façade afin de vivre et que moi je croyais plus en la personne à qui je parlais qu'en moi, que j'ai tjs tellement cru en cette personne que j'ai changé pour ça, pour essayer d'atteindre qqch d'au-dessus de ma misérable existence de jusque là, que moi je croyais pas un instant à ce qu'elle s'imaginait être ou plutôt ne pas être, et que j'ai tenté de faire tjs mieux afin d'avoir qqch à offrir, plutôt que le néant, car je tenais réellement à cette personne (plus qu'à quiconque, d'ailleurs). Je n'ai d'ailleurs pas l'impression d'avoir avancé. Je ne suis pas objective une seconde, enfin très peu, mais je n'ai pas l'impression d'être meilleure et encore moins d'être au-dessus, d'être à un endroit que la personne ne pourrait atteindre. Elle a pê pas remarqué que moi je croyais en elle à un point infini ^^'. Je n'ai pas essayé d'être plus forte pour moi, j'ai juste tenté de sortir la tête de l'eau afin d'être fréquentable, car j'ai senti que rester ET était délétère. Peut-être aussi pour être aimée, même si je ne fais pas grand-chose pour - mais jadis je n'étais aimée que de TRES PEU de gens, au collège, à présent j'ai choisi d'aimer certaines personnes et comme tt être humain idiot :p je souhaite recevoir le minimum syndical d'affection en retour. J'aime avec une telle force les gens qui m'entourent que je ne peux l'exprimer, c'est bcp trop dangereux je suppose. Et plus j'aime, moins j'exprime en général. Autant dire que le peu que j'exprime signifie tant et tant derrière.

J'en reviens à Kathy. Kathy, pdt que je changais, n'a bizarrement pas bougé d'un pouce, ou si peu. Purée c'est là que je me rends compte que si, bcp o_O. Tiens, c'est marrant, je pensais que non alors que précisément SI o_O (sans blague, je pensais qu'elle avait peu évolué mais sa non-évolution est assez récente). Ouais, super, je tiens qqch loool.

En fait, en 2004, Kathy a pas mal changé en un sens. Elle a été avec Stephan, puis avec Mart. En fait, alors qu'avant elle n'aimait que depuis peu, elle s'est vue attribuer qqn à aimer profondément et depuis un temps si long que je l'ai rallongé petit à petit jusqu'à ce qu'il soit proche des origines (ça n'était pas réaliste, ni fait pour donner de la consistance mais juste parce que dans ma tête, le temps est une preuve de l'immensité du sentiment, plus dans les fictions d'ailleurs :p, en vrai je n'ai pas besoin de ça, je fais confiance... dès que j'ai certaines marques je fais confiance aux gens, bcp trop je suppose mais c'est un choix, qui concerne un nb fort limité de personnes de tte façon. Mais il n'est pas faux que j'aime d'autant plus les gens que je les connais depuis un moment, c'est assez logique et commun je pense). Ca je n'y avais pas fait attention en fait, maintenant que je réfléchis c'est rigolo de constater que c'est en 2004 et surtout 2005 que j'ai modifié sa vie de manière considérable. Tandis que je ne cherchais plus à la relier à ma propre vie (là je crois que j'ai fait une boulette lol). Je lui ai donné un moteur pour avancer. Et ai perdu le moteur, la clé. Tandis que moi je pataugeais à essayer d'avancer.

J'en viens à me dire que j'intellectualise encore trop les choses mais quand je cesse de le faire, je me noie carrément. Kathy, en fait, a besoin de retrouver son moteur, ce qui la fait avancer et qui n'est pas Mart'. Peut-être que j'ai cru pdt un laps de temps que DM était mon moteur, ça n'est pas impossible, c'était le moteur de pas mal de choses. A présent que je suis devenue la Vieille Syd Avec Plein De Masques Réalistes, peut-être que Kathy a besoin de moteurs communs avec moi, de partager un peu avec moi. Nous ne partageons plus grand-chose pour être honnête, alors qu'avant nous partagions presque tout, à part son talent, sa beauté, sa richesse, son rire cristallin, ses longues jambes, ses yeux magnifiques et toutes les qualités que je lui ai filées qui font que bien entendu, la fiction a un petite intérêt :p. Je crois que je tiens le noeud de mon pb avec Kathy : nous avons des univers dissociés. Par erreur, par peur, par non-conscience des choses, par ignorance, je l'ai laissée s'éloigner et ai recréé qqch qui est plus proche de moi avec Alan. En un sens, ça n'est pas si grave, ça m'a permis d'avancer et à force de m'interroger sur cette proximité d'esprit avec mon personnage, j'ai fini par comprendre enfin des choses. Mais je crois qu'il est temps de retrouver ma Kathy, la vraie la fille avec qui je partage des trucs (hey je partage même ma maison, ma brosse à dents et mon lit avec elle, c'est pas de la rigolade looooool). Et là je repense à une conv' avec la Déesse de la nuit (:p). Laquelle m'avait dit que si Kathy et moi n'étions plus en phase c'est parce que j'avais changé. Autant dire que j'ai été vexée, blessée, etc etc. et que j'ai sorti le cortège de mauvaise foi et en même temps pas. En fait elle avait raison : je tentais de devenir mon personnage, je me construisais cette fameuse façade réaliste. Eh bien j'ai arrêté : en profondeur je n'ai pas bcp changé, j'aime tjs les mêmes gens avec autant d'intensité, sinon bien plus. J'arrête juste les conneries. Cette époque est révolue : cette connasse de Kathy va redevenir moi docilement, mon double, ma chose, ma créature à moi ahahahahahhaha (docteur Frankenstein style :p). Sinon je lui fous une beigne :p.

Luinil, je ne sais pas si j'ai tt à fait répondu, si j'ai répondu à tous les points mais j'ai avancé énormément, là :-). J'ai réussi à mettre par écrit des choses qui tourbillonnaient. Encore un truc : je ne pense pas que Luinil soit complètement morte, juste qu'elle ne te sert pas pour l'instant, pas comme tu l'avais créée, avec son indépendance. Je pense que chacun a inconsciemment un double, même s'il ne lui invente pas tout une vie. Après tout, quand on s'imagine une situation passée ou future, ce n'est ni plus ni moins qu'une Histoire qu'on crée. Puis tu as l'air à la charnière de qqch au fond :-), ce qui est assez angoissant et excitant en même temps je suppose (+1, lol).

PS numéro 1 : j'ai vraiment vieilli, mes derniers chouchous en date, les Kasabian, je ne les envisage pas du tout comme j'ai pu le faire avec DM. Je deviens vraiment une vieille conne aigrie :p.

PS numéro 2 : d'ailleurs tout fout l'camp, Jarv' (ouais LE Jarv') fait ses courses dans un Champion à Paris, à Boboland on m'a confirmé tous les détails lol. Pffff, on est loin du mythe glam rock :p. On est bêtement humains, et même lui :p. Crotte alors ;).

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