Music Is My Way Of Thinking // Chieuse geek devotee vaguement cinglée et carrément barrée

Errances d'une DEVOTEE to Depeche Mode et Kasabian, accro aux mystères du Caméléon / the Pretender et geek à plein temps. Music is my life / whore, la musique est ma vie.

17 février 2009

Ma vie vient de basculer dans l'horreur

Je vais résumer de manière prompte alors que je suis vaguement rescapée... cad que j'ai songé de manière absolument définitive à mettre fin à mes jours (déjà que bon ce soir j'étais pas super en forme, loin de là ><) avant d'avoir un sursaut d'humanité et foncer réveiller mon père, qui n'a même pas gueulé que je vienne sonner à 0h40... (il est la bagatelle de 1h51 et là je suis fatiguée à force d'avoir crié et pleuré).

Résumé... avec la liste des solutions envisageables passque depuis j'ai réfléchi... (ce qui va me permettre de dormir, peut-être un peu).

- je suis à deux doigts depuis plusieurs mois de faire une grosse bêtise
MAIS je suis méga forte sur le plan de la volonté et je vais fermer ma gueule, c'est évident.

- je n'ai pas de logement pour le stage (même si j'ai une piste, en fait, dixit le retour extrêmement rapide d'une amie qui quitte son logement)

MAIS suis-je bête je n'ai pas de stage finalement, dis-donc.

- je n'ai pas de stage.

Ca c'est la blague du soir, minuit trente-cinq. Genre bonne blague que j'avais pas prévue, quoi. Genre message hallucinant que tu relis, relis, relis sans comprendre et en te disant que c'est pas possible que qqn m'envoie un truc pareil, parce que bon, là, à ce stade de connerie, de m'enfoutiste et de branlerie (certes notoire les concernant), ils sont plus que six pieds sous terre les mecs, ils continuent à creuser. Mais genre profond et que quand ils atteignent le centre, ils cherchent encore à rejoindre ailleurs.

Voilà je vais faire court dans l'explication car là je suis extrêmement lasse.

S'offrent plusieurs solutions :

- postuler à un JOB dans le Nord, ce qui serait trop facile dis-donc, intéressant et pas à la fois. A envisager.
- trouver un autre stage : je suis déjà en train et j'ai vu une annonce à moitié bof, jouable, disons. xD Ca me permettrait de finir cette saloperie de master ET de faire ma 2e année. Pas forcément faire six mois de stage donc, mais rien que les quatre mois demandés, vala... ce qui me libérerait en août... pas mal. Aha ah, y'a plus qu'à.

Notez comme je suis zen, calme et tout, que j'ai réfléchi posément (cad après avoir hurlé j'étais fatiguée, surtout que je dors énooooooormément en ce moment). Bref.

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05 octobre 2008

MOJITO

* 5 cL de rhum cubain (style Havana Club) (cher mais bon, miam)
* le jus d'un citron vert (perso je le mets entier mais y'en a qui préfèrent qu'un demi par verre et certains que le citron soit coupé en dés et écrasé)
* du sucre non raffiné, les quantités varient selon le goût, comme je ne sais jamais le doser perso je goûte loool
* des feuilles de menthe en nb plus ou moins important suivant le degré de menthe voulu
* glaçons
* eau gazeuse

Voilà, ça fait oublier les dépressions. J'ai enfin réussi à en faire un au bon goût de mojito comme j'avais dégôté à Paris (mais il coûtait la peau des fesses même s'il était excellent à la Flèche d'Or).

A part ça, ma migraine se décide ce soir à me foutre la paix, merci à elle.

Dans une semaineuuuuhhh...

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03 octobre 2008

Dernier post avant la guerre ?

Comme vous pourrez le constater, le moral est haut... Et c'est pas dans mes habitudes de parler économie vu que j'y comprends que dalle et qu'en plus je m'en carre complet (ce qui fait de ce post un post inutile, destiné à me défouler juste un peu, ce qui est déjà mieux que de se pendre, un vendredi soir ça serait moche). Ceci dit, faut pas être très brillant pour piger que le futur n'est pas extrêmement rose. J'ai eu le malheur de discuter des actualités et des crises actuelles, ayant au téléphone qqn dont la famille avait l'habitude de tout placer en bourse (autant dire une famille ruinée, donc, dont le père est au bord du suicide pour de vrai vu qu'il a agi comme ça pdt 50 ans en plaçant ce qu'il gagnait) (bon ceci dit, la bourse j'ai jamais eu confiance, mais bon paraît que ça fonctionne comme ça). Il est extrêmement rassurant de constater que les Etats-Unis, ces troudukus de mauvais gestionnaires, entraînent le reste du monde dans leur chute. Si l'on voit les choses négativement, un peu comme à mon habitude en somme, on obtiendrait un scénario agréable de cette teneur :

Scénario 1 : la fin du monde
- les gens retirent en hâte le peu qu'ils possèdent, s'ils possèdent encore qqch
- les banques tombent
- tout tombe
- le monde entre dans une nouvelle guerre mondiale
- on crève tous (c'est bien, j'avais justement pas choisi de moyen de me foutre en l'air...) (j'y avais plutôt renoncé, en fait)
- mais genre tous passque bon.

Bien entendu on peut être optimiste (j'ai été peu fournie en optimisme le jour de la distribution ; ça devait être un matin tôt donc quand chuis arrivée, dommage, il n'y en avait plus) et espérer souffrir d'amour, de stress et d'angoisse naturelle pendant encore 30 ans avant de crever d'un triple cancer dû au tabagisme passif, à une double explosion nucléaire et à des substances non identifiées ingérées pdt 50 ans.

Scénario 2 : le pays de Oui-Oui
- les banques tiennent le coup
- les Etats-Unis deviennent intelligents (pas certain qu'Obama éussisse un tel tour de force... ><) (m'enfin je suppose que si McCain passe, on passe directement au 4e point de mon premier scénario) dans leur globalité et inventent un nouveau système d'économie équitable (c'est possible ça ?)
- tous les gens vivent heureux en paix
- on crève de notre cancer (là faudrait mettre des options avec des croix)

Okay, y'a peut-être un scénario intermédiaire. En attendant, on va danser pour oublier qu'on existe, pour oublier que tout existe.

Ah oui, chuis censée rédiger des dossiers et réfléchir à mon stage. Ah-ah.

[edit] ah, et Depeche Mode qui nous sort un "Tour of the Universe". Ca sent le nom d'album moisi, le visuel pourri, la tournée pourrie. Je ne veux pas de Exciter bis, bordel de noeud. Y a-t-il un truc qui tourne rond sur cette putain de planète ce mois-ci ? "la seule chose qui tourne sur Terre c'est leurs robes légères". Ah oui, pardon, j'oubliais, c'est normal...

19 août 2008

...

Il ne faut compter que sur soi-même. Et encore, pas beaucoup.

Tristan Bernard

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14 juillet 2008

Insomnie / la Petite Conne

Et un post de plus pour le Coffre à Jouets (au passage me connaissant avec un titre pareil on aurait pu s'attendre à plus coquin comme le mode d'emploi du Jack Rabbit - cf Sex and the City... - ou les délires du canard vibrant mais noooonnn, en plus j'aime les canards qu'en BD, pas de bol). Me relève encore après m'être couchée m'enfin comme je chialais comme une idiote dans mon lit, me suis dit que venir étaler un peu ici, ça sera pas mal. Passque le silence je manie depuis tellement longtemps que même un journal papier je savais plus tenir. Vais aussi m'arranger pour ne pas laisser de fautes, pas comme hier, j'ai eu la flemme de corriger en relisant des passages au hasard cette nuit.

Encore des soucis avec la Petite Conne Kathy. Me rends compte qu'elle est floue, elle n'a aucune consistance (alors qu'à la base sa biographie me prend des pages et des pages donc en toute logique avec heuuuuu plus de dix ans d'Histoires très complète on devrait ne jamais avoir de souci scénaristique la concernant). J'ai tenté là ce soir dans mon lit de jouer des tests mais c'est trop difficile, ça passe pas psychologiquement, je refuse toujours. Tout ça suite à un beau bout de ratage au sein d'une Histoire que j'ai vraiment pas envie de gâcher. La chose m'agace considérablement (rappelez-moi de dire à la Molkette que sa version single de English Summer Rain c'est de la merdeuh, je le savais déjà mais là au milieu du best-of c'est saoulant), et c'est peu dire. Là on en était à discussion et puis le vide alors que j'étais bien motivée, de super humeur et que je sentais bien le truc. Ca me dégoûte. Au fond c'est pas avec Mart' que je suis fâchée. Je suis fâchée avec moi. Je suis incapable de vivre dans le virtuel donc la réalité vient foutre en l'air le virtuel. Si je suis aussi fâchée avec Mart' c'est car il n'a pas su combler Kathy, combler ce vide affectif qu'elle a et ainsi me permettre d'avoir un plein quelque part (enfin jveux dire ailleurs que dans les bouées qui me servent de corps, évidemment, et que j'ai envie de charcuter, là tout de suite maiiiiis notez je me retiiiiiennns) (faut dire il est tard et j'ai la flemme et c'est le bordel pour pas changer donc trop compliqué). Ce qui laisse Kathy dans un vide, dans une immensité béante où elle flotte, sans raison réelle. Et en fait la Kathy est à peu près aussi larguée que moi. Jouer Alan est assez sympa, ça permet d'extérioriser mon côté garçon manqué m'enfin bon chuis pas un mec non plus, chuis une fille avec une bonne dose de connerie et d'hormones de meeeerde et que j'aimerais bien que les hormones d'ailleurs elles fassent un effort ^^' coquetterie, de potins, de maquillage et d'envie de mecs. Enfin, quelque chose du genre. Ou pas du tout lol. Je sais pas bien comment faire agir la Kathy, peut-être la passer par des états très violents, la transformer, je ne sais pas.

Et comme si ça suffisait pas la nuit dernière, quand je me suis couchée, j'ai entendu à la radio Policy Of Truth... Question de me rappeler que j'avais tendance à trop l'ouvrir...

Now youre standing there tongue tied
Youd better learn your lesson well
Hide what you have to hide
And tell what you have to tell

Youll see your problems multiplied
If you continually decide
To faithfully pursue
The policy of truth

Ptit con. Tu exprimes tjs mieux que moi ce que je veux dire. Et là tu as exprimé ce que j'ai pas réellement formulé hier... Mais bordel... quand je dis rien les emmerdes se multiplient et me reviennent telle un boomerang... quand je l'ouvre, je constate qu'effectivement c'est pas brillant... "it's complicated" comme dit un certain profil. Mais là c'est même plus compliqué à ce stade...

Donc là Kathy passe pas, passe plus, pour pas changer... Même Alan m'agace pour le coup et je me retrouve face au vide, face aux pensées... Incapable de jouer quoi que ce soit question de se détendre un brin et de pas encoooore passer une moitié de nuit à penser à la mort, à penser à ces vacances, à penser à plus loin, à penser à dans 10 ans, à penser à l'an prochain même, à penser tout court. C'est toujours quand on cherche à ne pas penser qu'on pense... Déjà ça, là je me suis occupée un peu, un peu de ménage, un peu de télé, un peu de NCIS sur l'ordi, un peu de photos d'Iris. Et Kathy qui refuse de se plier, de je ne sais pas, de se foutre avec l'un ou l'autre... De faire un truc même artificiel. Avant, j'y arrivais bien, je me focalisais sur un type, je le collais dans mes Histoires, je m'amusais comme une petite folle et c'était réglé. Jadis elle était faite pour Alan, après ça collait trop bien avec Flood mais finalement il est parti vers d'autres horizons (j'y ai repensé tiens à la relation Flood-Kathy, ça donne à réfléchir ^^') elle en a plus rien à cirer des sentiments, en fait ma Kathy est dépressive aussi, elle s'en fout de tout... C'est super. Ca fait avancer le schmilblik un personnage double dépressif... Je savais que juillet serait dur sans boulot pour remplir la tête mais gosh ^^'. J'arrive même pas à avancer donc je culpabilise, enfin bref le classique de la procrastinaton. Donc voilà, j'ai une Kathy dépressive que je n'arrive plus à faire évoluer autrement qu'en milieu professionnel... Et encore même ça ça me gonfle souvent ces derniers jours, vraiment plus moyen de la maîtriser alors que j'avais repris un peu le contrôle. C'est sûr, me suis imaginé plein de fois sa mort même en fait ça n'est pas crédible car elle a des enfants donc ne ferait pas ça. Tant qu'il y a quelqu'un à aimer, on ne se tue pas, c'est une règle maison. Je ne peux même pas tuer cette petite conne, c'est vous dire la résistance qu'elle porte en elle. Et là aucun moyen de jouer quelque chose de choquant, quelque chose qui pousserait vers de l'indicible (en plus ça colle pas du tout avec ce qui a été inventé, ça faut bien l'admettre................). Ca résiste à fond. Je crois que je suis encore plus pudique que je pensais, même dans les Histoires secrètes, je suis incapable de jouer vraiment. Peut-être par peur d'aimer ça, je n'en sais rien mais ça devient pénible, j'ai besoin de savoir, besoin d'un vrai jeu non ça n'est pas un jeu qqch, de vérité crue, pour sentir tout ce qui me travaille exister quelque part. Impossible d'en parler, impossible de confier ça, j'en ai déjà bcp trop dit, j'ai déjà tout révélé au Chat et là je ramasse les morceaux en me demandant si c'était très fin comme stratégie, même si ça devenait irrespirable, étouffant, ingérable au quotidien : il aurait fallu mentir et je suis une irréductible adepte de la policy of truth, juste au niveau personnel, vis à vis de moi. Je suis le flic le plus sévère avec moi que je connaisse. Jusqu'à en être gonflante, tiens. J'ai un mal fou à me retenir de parler, je me dis que je ne suis pas honnête et que cette honnêteté je l'ai pourtant comme principe numéro 1 avec certaines personnes. Et là j'ai pas du touuuut la sensation de redire un discours maintes fois écrit dans des circonstances très différentes et en n'ayant absolument aucune conscience d'écrire pile ce que j'avais tout au fond, là où ma conscience n'accédait pas et où elle a accédé à cause de quelques posts dont j'ai soudain compris le sens. Quatre ans après, c'est pas mal niveau délai soit dit en passant. J'ai un cerveau lent (cerf-volant, ah ah, profitez de la blague Carambar, elle me faisait rire quand j'avais six ans) (je sors ====>). Et je suis une sale conne mais ça j'avais plus besoin de me le prouver. Je suis dans la merde lol.

Concrètement, je cherche où aller avec Kathy (en fait si j'étais logique, je ne devrais pas écrire tout ça ici mais un blog secret c'est trop pourri comme idée, ça me défoule cinq minutes et puis je n'y vois plus d'intérêt, j'ai tjs autant horreur de cacher des trucs alors que je devrais savoir que vouloir être transparent est "une des pires idées dans la triste et longue histoire des mauvaises idées" - j'ai piqué la réplique dans The Lost World : Jurassic Park II, Ian Malcolm / Jeff Goldblum, ça c'est pour le quota films pourris à citer -) (en fait je devrais fermer ma gueule mais j'ai déjà une sensation désagréable d'imploser à chaque fois que je rattrape de justesse mes bourdes au rayon déclarations). J'ai cru trouver une parade, me suis jugée maligne. Me suis dit : allez, casons-là avec Shirley, ça m'occupera la cervelle looool. Mais ça résiste, ça résiste bien. Et là j'ai constaté que ça résistait là où je pensais pas que ça résisterait. Et quoi faire ? ça semble tellement artificiel. Les faire s'embrasser ? L'idée même me révulse, j'ai super peur de ce que Kathy veut, super peur de moi. Protect me from what I want, hey comme quoi Bri-Bri dit pas que des trucs cons. Si je savais ce que je voulais, déjà. Je n'arrive pas à vérifier ce que je veux exactement, l'idée me fait bien trop flipper, de vouloir tout ce que j'ai pu imaginer et plus encore. L'idée me débecte, en réalité. Je me débecte. Pour changer. Mais version dégoût violent, le plus grand dégoût que j'ai eu de moi-même de toute l'histoire du dégoût de moi. (tiens que j'écoute Bri-Bri, il faudra qu'il m'explique les paroles de sa chanson en français de Protect Me passque heu... comment dire, j'y vois des trucs super salaces et je sais pas si j'ai un esprit déviant ou si je vois ce qu'il faut y voir, ahem) (ah ben non je viens de lire les paroles françaises, putain j'ai réellement un esprit déviant, j'avais entendu autre chose ===> fuit).

Donc la Kathy, je n'ai pas réussi à la jouer avec Shirley puisque bon Kathy veut je sais pas quoi (j'ai pas réussi à introduire qqch qu'elle veuille, d'habitude je raisonne à l'envers, je joue un truc dans une Histoire PUIS j'y vois un sens, j'ai oublié qu'avant je faisais le contraire, que j'introduisais qqch qui me posait pb - mais quand le qqch est lié à la survie, pê que c'est un peu plus difficile...) et m'est avis que Shirley veut pas Kathy non plus. Donc bon. Autant dire qu'on va dans un mur. J'ai tenté de ressortir Alison genre 5 minutes lol mais elle est plus artificielle encore je le crains. Au final Kathy est la personne la plus seule que je connaisse virtuellement :p. Seule, sans... sans personne à aimer. Officiellement. Officiellement pour moi aussi en un sens. Elle est vide. Pas crédible, dénuée de sens.

Bon allez, je quitte le navire blog là, je n'arrive plus à penser droit.

En écoute : cette petite salope (lol, ça va plaire aux fans qui passent ça :p c'est affectif, je préviens :p) de Bri-Bri, de Molkette, bref le best-of de Placebo, Once More With Feeling. J'aime encore ce groupe, c'est désespérant, c'est suffisamment dépressif pour le moment et suffisamment rock pour succéder à l'EBM que j'ai écoutée cette aprèm en notant les groupes du Gothic Festival.

13 juillet 2008

Je sais que personne n'aime les blogs déprimants

Alors je vous annonce qu'en fait Arkham Asylum va déménager pour être un blog indépendant, passque bon... j'ai envie besoin de séparer les différents espaces... il y aura le blog musical sur Onyssius ou presque... le blog dessiné et celui-ci qui resterait fidèle à lui-même lol, autant vous dire qu'il ne sera plus bcp lu :p. Je prépare les différents designs, là jpense que je les tiens, à force de réflechir pdt 1000 ans :p.

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22 juin 2008

strange days

Parfois j'aimerais ne pas jouer Jarod et ne pas... faire un pretend, style géant, style sur plusieurs années. Ou alors va falloir que je m'en construise un très beau, nouveau. Rayer le Tom style. FUCK THE TOM STYLE. FORGET IT.

Plus ça va, moins la communication passe je crois et en même temps j'ai l'impression inverse, limite plus besoin de parler. Et pourtant... je me retrouve face à un mur actuellement, que j'ai dressé moi-même je le crains.

I forgot... Sick of school too...

fond sonore : One Hundred Years, Cure...

18 juin 2008

Boboland - le Post Moumouté (épisode 1)

Je préviens, je n'ai pas l'intention d'écrire bien today. Un post avec mes phrases de gamine sera très approprié. D'ailleurs car je suis hyper sadique envers mon lectorat suis d'humeur à écrire, vous aurez deux posts passque j'ai un truc épatant marrant à narrer. Je n'aurais pas cru être si peu assidue au Post Moumouté, je ne sais pas si c'est l'ensemble euphorie / dépression (qui certes me caractérise d'une manière globale, borderline powa) qui m'a prise quelque temps après mon arrivée à Paname, ou la trouille de trop balancer sur Boboland (pour de multiples raisons) mais au final je n'ai rien écrit du tout, alors qu'il y avait tant à balancer dire. A commencer par comment tout est bidon, comment tout est pourri et comment en fait c'est trop exactement comme on pense Boboland, exactement le repère snob et parisianiste qu'on imagine. Et même pire encore. Je crois que mon dégoût le plus violent vient du fait que j'arrive à dépasser ceci, envisage finalement un deuxième stage en espérant toujours changer quelques trucs (allez, dans ma rubrique rien qu'à moi je fais pas mal ce que je veux après tout)(et j'ai découvert quelques trucs).

Mais au final petit bilan des courses, des constats, des anecdotes...

- je suis juste une stagiaire, certes une stagiaire classe *regardez votre interlocuteur qui voit une gamine minable, sortez lui "ouais, en fait je bosse à Boboland". Laissez mijoter. 30 secondes suffisent, même pas. Mouaaarrrrrffff. De préférence en rajouter un peu sans avoir l'air. Ben ces deux minutes de gloire sont assez rigolotes à expérimenter, surtout quand on se branle de la réputation de Boboland et qu'on pense que c'est un sacré ramassis de snobinards. NS a expérimenté hier, ce jeu est vraiment rigolo. Règle d'or : comme au boulot quand on négocie un partenariat, ne JAMAIS préciser qu'on est stagiaire, ça rend le jeu plus savoureux. Dans la vie professionnelle, c'est nécessaire pour être crédible et car peu de gens savent que les négociations ce sont les stagiaires qui les font. Dans ce jeu-là, auquel je n'ai pas encore joué mais que j'ai constaté, ça ajoute un plus, surtout si on rajoute qu'on écrit des trucs looool. Mouaaarrrf. Faudrait que j'essaie histoire de me sentir exister une demi-minute quand même.*, mais une stagiaire. Je serai remplacée (okay c'est pas brillant *poutaing comment je balance encore ahem* *en plus c'est pas gentil* *mais un peu d'auto-admiration me ferait grandement du bien vu que là rien à foutre de rien et aucune considération*), je ne suis qu'un pion. J'ai fini par m'y faire après une vague sensation euphorique où j'ai cru être utile (ouais, sans doute, bon pion que je suis)(au final quasiment tout le monde est le pion de l'autre). Ma petite victoire personnelle est de jouer à ce jeu de pions, de devenir une mesquine manipulatrice et de retourner leur jeu autant que possible. La négociation, ça s'appelle. C'est nécessaire dans une entreprise. Merci Eric D. De limite naïve détestant toute forme d'hypocrisie, je suis passée à "en voie d'expertise de la chose".

- j'aurais jamais cru mais j'ai rencontré des gens très sympa à Boboland. Okay, faut avouer, surtout des stagiaires lol. Mais d'autres aussi. Et même les nazes hypertrophiés du bulbe sont parfois sympa. Au final, au niveau rapports humains c'est pas mal. Ca m'a ouverte, suffit de voir mon job d'hier, jamais j'aurais fait un truc aussi con fou avant. Je sais même répondre au téléphone, sauf mes jours d'autisme lol (dans ce cas c'est "nan, dis-lui que tu me trouves pas"). Sympa aussi de parler à des gens avec qui a priori tu as des rapports très élémentaires (bonjour-au-revoir) et se rendre compte que se cachent en eux des Anti-Boboland en puissance. Faire acte de résistance au coeur de l'action est assez jouissif. Je me dis toutefois que cette haine cache quand même des trucs : une adéquation à certains trucs (peu, mais y'en a, logique puisqu'il y a des gens aux goûts très variés en fait), un goût du masochisme développé, etc.

- Boboland c'est comme une drogue : tu détestes, ça te tue et au final, tu restes. Le masochisme, je crois ça s'appelle. C'est un repère idéal pour masochistes. Exactement ce qu'il me fallait. En venir à bosser de moi-même le week-end si besoin. Trop fortiches, apparemment peu de contraintes, moyen de détourner le système, de rien foutre. Donc par réaction tu bosses, super malin (enfin avec moi).

- y'a des gens avec des goûts de chiotte, au point que tu hésites à moitié à déclarer que tu aimes George Michael ou que tu es allée à Genesis (mais quand même pas mon affection pour la version de David Hasselhoff de No Way To Be In Love, parce que ça c'est la grosse honte, je réserve l'exclu pour ici, en plus des amis qui ont eu ma compil 2003 de la morkitu). Même la ligne éditoriale est truffée de trucs de merde. Et à l'inverse, certains écoutent des trucs trop bien, t'aurais pas soupçonné :p.

- je prends quelques avantages les plus mesquins à travers les mesquineries les plus basses possibles (même si au final ma razzia dans les archives a été justifié par un besoin d'historicité de Boboland, j'étais épatée moi-même en écrivant le mémoire de constater que j'avais trouvé là une excuse BETON pour récupérer tous les numéros qui m'intéressaient, eh oui mais époques différentes lol, ça m'a été hyper utile cette lecture). Le plus fréquent en dehors des mags est de faire un ou deux concerts par mois lol. Depuis que j'ai remarqué et su que quelques stratagèmes étaient même monnaie courante (à force tu repères même les malins dans les listes), bizarrement je n'ai plus aucun scrupule à le faire. Surtout quand on reçoit des mails d'insultes de gens qui devraient en toute logique être contents. Après y'a les trucs qu'on te propose gentiment :-). Ca compense maigrement le salaire minable mais c'est toujours ça, j'aurais pas les moyens de faire le moindre concert honnêtement autrement. Le mieux est de faire profiter les potes. Me dis quand même qu'ailleurs ça doit être pareil, y'existe plusieurs Boboland à Paris et à mon avis le même genre de pratiques (même si mon Boboland est un modèle du genre)

Allez, j'aurais encore des trucs à raconter mais je garde un peu de courage pour écrire l'épisode 2, qui racontera ma soirée nuit.

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06 juin 2008

Dépaysement ou bienvenue chez les ploucs

Je ne reconnais plus rien.

Ca faisait un petit moment que je n'avais pas écrit de long texte introspectif, en ce moment je me lâche un peu, besoin de me défouler, d'exprimer, après une période un peu trop dépressive à mon goût (c'est pas que j'étais au bord du suicide, hum, c'est que même ça je voyais pas l'intérêt lol) (paradoxalement, je vois bcp d'intérêt à pas mal de projets :p)(tant que ça soit pas personnel, hein ><).

Déjà j'ai un peu de mal avec moi-même en ce moment, en fait j'ai un peu de mal avec Kathy depuis très longtemps et je commence à avoir un aperçu des raisons pour lesquels je suis fâchée avec elle et encore plus fâchée avec Mart'. Je suis terriblement paumée dans mon identité et, alors que j'aperçois un peu ce qui pourrait être une vérité, elle me terrifie plus que tout. Je ne m'étais pas aperçue de l'immensité de cette peur. La peur de l'abandon, je la connais, la peur de la mort, du vide, du noir, je commence à connaître (d'ailleurs en apprenant les causes des peurs, on parvient à philosopher ou à les calmer en partie). Mais ces peurs brutes, de territoires inconnus, non, ça je n'avais pas aperçu, je croyais être à l'aise avec moi. Et là je comprends soudain extrêmement bien Serge, de la manière dont il est dans les Histoires. Je n'avais pas analysé qu'on partageait certaines terreurs.

Constat du jour : je reviens à Lille et hop, le TGV me mène directement dans une ville que je connais bien, où j'attends un bus pendant plus d'une demi-heure, ben oui heure creuse oblige. Le temps que je me mette à haïr profondément ma région, haine qui se poursuivra jusque dans le bus où, décidément, les gens sont tjs moches et cons (oui, je suis pas dans mon bon jour, vous l'aurez compris).

Et, dans le TGV, alors que je bossais sur mon mémoire, j'aborde la question identitaire. Professionnelle, évidemment. Et là mon esprit dérive sur le reste. Alors que je commence à apercevoir ma vraie identité professionnelle, celle que je me suis construite durant le stage en cherchant à me placer par rapport aux informaticiens, par rapport aux journalistes, par rapport à la documentation, voici que mon identité personnelle, elle, se brouille.

Il y a encore de ça quelques mois, j'aurais défendu ma région coûte que coûte. Puis est apparu Bienvenue chez les Ch'tis qui a remis en question pas mal de choses, comme les sketchs de Dany Boon perçus par les Parisiens avaient déjà éveillé en moi quelques interrogations.

Autant vous le dire tout de go : je vis chez les ploucs. Oui, vous avez bien lu. Forcément : on picole jusqu'à être pété au boulot, on parle comme des débiles, on ne lit pas - normal, on passe son temps au foot -, on vit dans uen région de bouseux où il pleut tout le temps. J'oubliais : on est gentils. C'est bien, merci monsieur Boon. Et alors que le film a réveillé l'instinct régionaliste de tout un chacun, englobant même les gens du Pas-de-Calais, il a éveillé chez moi l'envie de me casser en voyant que tout le monde se satisfaisait de cette image. Comprenez bien : je n'ai pas détesté le film, mais je connais ma région, je sais ce qu'il y a derrière (je trouve ça bien qu'on veuille expliquer aux gens du Sud et d'ailleurs que le Nord, même s'il pleut pas mal, c'est très chouette) (d'ailleurs, suffit de voir la liste des concerts dans le coin pour en être parfaitement satisfait lol) (mais justement j'aurais aimé que le film dépasse ça). Et quand on me sort que c'est une caricature, que c'est poussé à l'extrême et que c'est fait exprès, je leur dis "okay, mais combien de gens ayant vu le film, vivant en dehors du Nord, savent ce qu'il y a derrière ? combien savent que les jeunes ne parlent en général pas chti du tout, n'ont pas forcément d'accent, savent lire et écrire ?!!! en gros qu'on est pas que des cas sociaux, qu'il y a aussi de bon petits gens intelligents et moins prétentieux qu'à Paris mais là je joue ma snob :p". Et je garde ce malaise qui fait qu'on se trouve obligé de tout justifier, notamment sur le plan scolaire. Oui, nous avons des universités, certaines sections sont mieux que celles parisiennes, notamment en documentation (je voudrais surtout pas cracher sur les facs parisiennes mais quand même, quand j'ai lu les programmes de certaines sections, j'ai rigolé devant leur caractère extrêmement arriéré) (doc = bibliothécaire, super, à Lille y'a un DEUST pour ça, c'est très bien fichu, c'est en deux ans et voilà). Et pourtant on se trouve obligé de tout justifier car on a tjs l'impression de passer pour des ploucs. Pire encore, nous voilà, nous Nordistes, singés par les Parisiens qui, dans le bus ou un café, sortent des "hein ? tcho biloute" avec un accent parisien de merde en se croyant malins. Oui, je sais, le Nord c'est exotique lol. Comme quoi l'exotisme d'ailleurs n'a pas besoin d'être lié à un ailleurs éloigné, faudrait que j'en cause à JM Moura looool (ahem, je sors).

Oui, j'avais envie aussi d'un débat intellectuel, d'une version intellectuelle de Bienvenue chez les Ch'tis. C'est peut-être un peu idiot mais ça m'a manqué. On a analysé le film en cherchant à comprendre le succès et on n'en a pas profité pour remettre d'autres choses en question. Je ne suis quand même pas la seule à être frustrée, si ? Je n'en veux pas à Dany Boon, il a représenté des choses qu'il aimait, il a montré son coin, la gentillesse des gens, l'humanité que j'ai tjs aimée et rarement retrouvée ailleurs en France, là je suis honnête. Mais ça m'a gênée terriblement que ça s'arrête là. Je voulais aun après, qui montrerait que certains ne sont pas plus bêtes qu'ailleurs, malgré les immensités de débiles autour (mais des débiles, à Paris, j'en ai croisé un paquet aussi, seulement c'est pas la réputation ambiante) et que nos qualités dépassent notre gentillesse (certes, à Paris, pour avoir un sourire c'est hard, les gens se méfient quand tu souris lol, peu de gens conçoivent une gentillesse entièrement gratuite dénuée de tout intérêt derrière :p forcément si tu souris c'est soit que tu te fiches d'eux, soit que tu as un truc à demander :p même à Boboland ça marche :p le sourire est forcément conivence, remerciement, demande, par de la pure gentillesse, enfin rarement - allez si, mon chouchou le graphiste sourit à cause de la musique en m'évoquant ses chouchous à lui, mais c'est encore différent et je le trouve pas très parisien). Et donc en rentrant je me sentais pas Parisienne, ça ça risque pas, mais pas Lilloise, en observant les conditions, le bus, les gens, la laideur ambiante, tout ce que je trouve beau d'habitude comme les rues, la gare. Je suis trop paumée pour avoir la force de défendre tout cela. Je me sentais rien en fait, carrément paumée, ne sachant plus où était ma patrie.

Il faut dire que dans le Nord deux attitudes dominent : le plouc heureux de son sort et l'intello qui nie tout rapport à la culture populaire. Le plouc heureux de son sort est l'atroce personnage moche qui gueule sur tout et n'importe quoi, n'ouvre jamais un livre, est trop fan du RCL, picole au picon-bière et a adoré Bienvenue chez les Ch'tis parce qu'on y parle un peu comme lui quand il est bourré. L'intello nordiste est le personnage qui soit a fui soit aimerait fuir le Nord, est instruit et fait comme s'il n'avait jamais parlé ou compris le ch'ti, d'ailleurs il a ri comme tout le monde devant le film mais a commenté un peu comme les Inrocks : c'est une comédie bon enfant, ça se regarde mais pas plus. De vraies caricatures, j'en suis consciente. Je connais des personnes intermédiaires mais plutôt peu. Etre fière de sa région sans tomber dans la défense du populaire débile n'est pas évident. Quelle position prendre par rapport à cette culture-là ? Si on accepte le fait qu'on comprend le ch'ti, qu'on comprend les moeurs du coin, qu'on a des rapports proches avec la Belgique, qu'on aime la bouffe du coin, on a peur alors qu'on nous confonde avec les débiles heureux de leur sort. Et il faut batailler deux fois plus pour rappeler qu'on a un cerveau, des neurones et de l'instruction car on sent le regard "ah nan mais c'est la fille du Nord, la pauvre nouillasse trop moche et grosse car elle bouffe que des frites", avec limite un regard compatissant :p (ça fait plus ou moins rire et plus ou moins mal, selon l'humeur). Au fond la majorité des Parisiens n'a rien saisi de l'esprit belge ni de l'esprit nordiste. Ils ont vu le film et tout analysé à travers leurs préjugés. Ca aurait limite renforcé le truc :s. Quand ils voient les Curry and Coco en concert, les commentaires débiles vont bon train, je les ai entendus et j'avais très envie de les frapper, de les secouer et de leur hurler "mais bordel, vous nous croyez assez idiots, nous Lillois et autour, pour ne pas maîtriser le second degré, pour proposer ça au premier ?!". Bizarrement, je ne suis pas retournée voir Sylvain et Töma depuis là-bas, même si j'aurais parié qu'ils allaient remporter le Rock Battle. Je ne sais tjs pas saquer les Parisiens, les vrais, qui se complaisent dans une hype qu'ils se construisent tout seuls. Et ayant fait deux soirées hype la même nuit, j'ai constaté que le mot "simplicité" n'était pas compatible avec cette vie-là. J'aime bcp la simplicité, la sobriété, que ça soit dans le design, dans l'ameublement. On a pas dit le vide, du tout lol, mais la simplicité : j'aime mieux un truc de bois tout tordu qu'un meuble hype à la con par Bidule de Muche de la Paquinière. Il y a cependant un paradoxe, que j'ai constaté autjourd'hui. Plus ma haine pour Paris augmente, moins je me sens Nordiste, il y a comme un souci lol. Je me sens Nordiste à Paris et à Lille je me sens vide. Je dirais plutôt désoeuvrée devant l'impossibilité de défendre ce que j'aime, ce auquel je crois. Peu de gens ont envie de défendre le Nord intellectuel, gueuler un peu pour défendre les facs du coin, pour qu'on ait de la reconnaissance (et du blé, accessoirement). J'ai un bol fou, en documentation, Lille III est bien placée (y'a qu'à voir les résultats au CAPES de documentation) donc je n'ai pas trop de mal à défendre ma chapelle, mais il en est autrement en Lettres où on site la Sorbonne comme étant le fin du fin (ayant des amis à la Sorbonne, je garde personnellement des réserves, notamment sur les contenus des programmes ;)). Et les gens déclarant être dans l'endroit le plus pourri de toute la Terre, dans une "fac pourrie", sont très nombreux. Evidemment, si on est soi-même persuadé être dans un endroit pourri, avoir une formation pourrie, les autres auront du mal à être convaincus du contraire. Je pense pour avoir observé pas mal de facs françaises que chaque fac a des tares, y compris les plus "prestigieuses" et que c'est à chacun de savoir organiser sa défense, compléter sa formation, s'ouvrir au monde et défendre son CV. Je ne dirai jamais assez combien j'étais heureuse dans mon ptit lycée à la réputation plus que miteuse. Okay, j'ai pas eu 19,5 de moyenne au Bac, mais j'ai appris bcp (et si j'avais bossé plus par moi-même j'aurais eu plus lol). Le tout est d'arrêter de vouloir à tout prix dépendre de l'endroit où on est, se prendre en main et se secouer. Tout endroit a ses qualités, à chacun de les trouver, les exploiter et se construire son propre parcours.

Avant je ne comprenais pas pourquoi on voulait quitter un endroit en essayant de trouver mieux ailleurs, aller au soleil, car j'étais heureuse où j'étais. Depuis que je ne suis plus heureuse où je suis, j'arrive à voyager mais je ne comprends toujours pas cette fuite désespérée : l'ailleurs n'est pas une solution, la solution est dans la construction, pas dans la fuite. Je ne vois pas comment il pourrait être plus facile de se construire à Nice (soit dit en passant, je trouve Nice fort laide donc déjà ça fait une bonne excuse pour pas déménager - non pas que Lille soit extrêmement belle mais au moins j'aime son architecture) qu'à Lille. On se retrouve toujours face à soi, à la limite on masque ses interrogations avec des sorties à la plage.

Et au moment où ma rage d'écrire s'amenuise un peu, je me rends compte que je suis un peu apaisée et très motivée. L'essentiel, ça n'est pas l'endroit dans lequel on se trouve, c'est que l'on peut toujours se construire et que tout reste à construire.

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en espérant pas tout foutre en l'air :s.

27 septembre 2007

Comment la Chieuse trouve la vie louche

En effet, la vie c'est merdique par définition, quand un truc bien arrive, forcément on se mange deux-trois baffes à la suite. Voire douze. Or là beaucoup de bonheur d'un coup. Un Chou qui occupe mes pensées.

Et aujourd'hui petit bilan sur la semaine... Sortie ce mercredi 26 de ZE chef-d'oeuvre dont j'ai pas encore tapé la review m'enfin vala :

control

Et bon vu que la cassette de Joy Division tourne en boucle dans ma voiture, ça en dit long sur le choc psychologique... je retourne dès que je peux...

flyer

En dehors de ça, il y a ça au-dessus et il me manque :

- les bagages faits (dernière minute powa comme d'hab' mais ça je le sais à force)
- quelques menus détails sur l'aéroport de Roissy mais ava j'ai déjà le plan du métro de Prague toussa
- une liste précise de ce que je veux visiter avec la correspondance des lignes de métro toussa donc bon la relecture du guide de voyage que je possède depuis longtemps va être nécessaire ^^
- la traduction exacte de quelques bribes de trucs à dire à Alan qui me sont enfin venus à force de saouler nettement d'en parler avec des gens, en anglais, pas en tchèque évidemment looooool. Me demandais même si j'allais la jouer lettre ou si ça fait gogol lol. Si je saurais écrire plusieurs phrases à la suite destinées à un GENIE, pas facile lol.
- l'impression de la réservation de l'hôtel, de l'avion, et surtout de la soirée lol
- le choix exact de ce que je veux faire dédicacer même si je sens que ça va être rapide ^^'
- un certain cadeau lol, logiquement je trouve ça demain, maintenant pour le personnaliser, ça va être la merde...
- le nom de l'hôtel où Hep et Alan squattent
- un CERVEAU

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