Music Is My Way Of Thinking // Chieuse geek devotee vaguement cinglée et carrément barrée

Errances d'une DEVOTEE to Depeche Mode et Kasabian, accro aux mystères du Caméléon / the Pretender et geek à plein temps. Music is my life / whore, la musique est ma vie.

11 septembre 2008

CHEWIE DEESSE is THE ONE // Zi One [double sujet pacifiste]

Comme ça vous aussi vous le savez, na. She's better than Miss Parker, too. Et pis elle va finir par avoir sa statue, avec toutes les poses auxquelles j'ai pensé depuis, à commencer par le sourire dit "basique" au "oooooooooohhhhhhhh" d'une bonne idée, en passant par le sourire malin, le regard de furie (hihihihi), le regard du "nan mais je voulais pas ça, pas comme ça", le rougissement instantané et tout un tas d'autres mimiques que je trouve excellentes. Je vous mets pas les photos mais le coeur y est (aheeem).

L'humeur s'est bien améliorée ce soir, après une journée merdique qui a prolongé une semaine globalement merdique malgré les éclaircies du soir et le soleil qui a daigné nous amener de la chaleur (si si, à Lille fait chaud là) et une bonne occasion de se chopper une migraine carabinée qui, combinée à une cheville foulée, est quand même de très bon goût...

Triste nouvelle tout de même d'apprendre, à moitié endormie, par un communiqué officiel, que Zi One, radio du groupe Contact (bien connu des gens du coin) et radio officielle des nuits de Sydnette, stoppe ses programmes. Décision du CSA belge dans l'organisation global de son plan FM. Zi One avait tenté de poser une candidature pour obtenir une fréquence sur Lille, sans succès (c'est pas mal encombré, par ici). Un 11 septembre à 12h, ça serait presque drôle, si cela n'allait pas me manquer. Je n'ai jamais entièrement apprécié la programmation de Zi One mais adorais le côté éclectique / fourre-tout et absolument pas objectif de sa programmation musicale (en plus de la présence très réduite des pubs). On pouvait aussi bien entendre la dance merdique actuelle (question de devenir accro au No Stress de Laurent Wolf alors qu'on n'est absolument pas le public-cible) que de l'eurodance pourrie des années 90 ou des morceaux bien vintage. Dans tous les cas, même s'il s'agissait de morceaux connus, ce n'étaient pas forcément les plus connus, comme certaines radios nationales ont tendance à oublier de comprendre. Je fus parfaitement convaincue en entendant un jour Get The Balance Right, ce qui surprend quelque peu si l'on considère que des radios comme RTL2 ou Virgin Radio, que j'écoute faute de capter qqch de potable dans ma voiture quand j'ai oublié mon baladeur (l'adaptateur baladeur cassette, quelle invention sublime !), envisagent Depeche Mode à travers environ 3 singles (Just Can't Get Enough, Enjoy The Silence - de préférence le remix de Mike Skinoda histoire de massacrer ce qui aurait pu être une agréable surprise -, Personal Jesus les bons jours. Ajoutons cependant à cela le single du moment le temps de la promo et la générosité extrême de Zegut qui passe parfois Never Let Me Down Again - et certes un jour Only When I Lose Myself, le point de départ de tout... donc bon, merci quand même -). Me suis dit que je ne perdais peut-être pas mon temps à tenter de capter les radios locales.

Zi One, donc, fut diffusée durant quelques années et basée à Mouscron (ce qui la dispensait des quotas français en matière de musique, hehehe) (et je chie sur les mauvais esprits qui ont déclaré que c'était leur seule motivation), ville frontalière où se côtoient Français et Belges avec un respect assez appréciable que, sans vouloir taper sur la francophobie de certains Flamands mais un peu quand même, on est loin de trouver partout (même s'il y a certes à peu près autant de possibilités de rapports franco-belges que de Belges :p). Certes Mouscron est en Wallonie (à la frontière en fait) (je vais régulièrement autant en zone wallone qu'en zone flamande) mais étant à la frontière ça en fait une sorte de symbole dans mon esprit. Petit aparté. En lisant les commentaires sur les forums, j'ai retrouvé un très sale esprit de rivalité franco-belge, aussi bien de la part des Français que des Belges d'ailleurs. Quand même pas mal de Belges. Certes le groupe Contact est français, il a été créé à Tourcoing, ville voisine de Mouscron. Cependant la nouvelle version de Zi One (anciennement Contact 2) est axée ouverture et, je ne sais pas si c'est hypocrite ou non mais j'avais envie de croire à leur baratin. Je m'estime plutôt ouverte et ne considère pas la Belgique comme une annexe française comme j'ai parfois entendu avec effarement. Je suis d'origine belge mais suis clairement Française (et Dave sait qu'il n'est pas facile tous les jours d'être Française pourtant...), mention belgophile. Quand je suis en Belgique, je suis une touriste lol. Je veux bien apprendre un peu de néerlandais (même si le mien est minable à l'oral et pas terrible à l'écrit) pour faciliter la tâche aux Flamands que je rencontre mais quand on n'a plus le droit de marcher et d'acheter dans un pays car on est francophone, je trouve ça un peu dommage / débile / désagréable / etc (sans mentir, plus d'un Français que je connais s'est vu refuser l'entrée d'un restaurant où il n'y avait soit-disant "pas de place" - marrant, moi j'en ai vu... genre tout est réservé alors que le patelin est petit, ben tant mieux pour eux... au 6e restau je commence à douter -). Qu'ils ne me comprennent pas et qu'on discute dans une autre langue, mettons (mon anglais est moins minable), même si que je sache les deux langues (français et néerlandais) sont officielles. Pourquoi pas. Leurs motivations les regardent et je ne vais pas leur donner de leçons, chuis pas là pour ça. Maintenant l'hostilité ressentie de manière parfois forte à peine la bouche ouverte m'a tjs laissée un goût amer, si bien que je me sens moins étrangère en faisant 200 km pour aller à Londres où pourtant peu parlent français qu'en faisant même pas 10 km pour aller à Menen... Je ne considère pas abuser en me baladant là-bas, je viens même pas leur "piquer leur travail" vu que je n'ai jamais songé à y travailler ou y vivre. Cette situation, sans me gêner réellement, m'a tjs laissée un peu perplexe. Je me suis renseignée sur le quasi-éternel conflit entre Flamands et Wallons et, même si je comprends enfin quelques-unes des motivations des deux côtés, je ne peux m'empêcher d'avoir un pincement devant cette situation. J'ai toujours énormément apprécié la Belgique, gustativement parlant hihi (on a une culture assez proche au fond dans le coin, personne n'est surpris de manger des spéculos, boire du zizi coin coin), culturellement parlant (après tout, je regarde la télévision belge sans y penser sauf au moment du journal télé - pour moi c'est une situation vécue comme banale ^^ et ai tjs adoré regarder Ici Bla Bla *toulouloulouloulou, toulouloulouloulou, toutloulou* -). J'aimerais croire à une Belgique unie, communicative. Naïveté et utopie, je le sais. J'aimerais au moins croire à un dialogue possible entre voisins. On parle parfois de l'amitié franco-allemande, j'aimerais bien aussi parler de l'amitié franco-belge (après tout, j'ai des amis Belges, on se tape pas dessus lol). Mais le concept passe malheureusement pas super bien. En France, les Belges sont vus à la frontière comme les "squatteurs qui viennent chercher des caddies entiers d'eau et se débarrassent de leurs centimes français en faisant chier tout le monde" (nb : l'Euro, c'est génial loool). Argh. Comment faire avance le schmilblick, telle est la question.

Je crois qu'au-delà de la programmation, avec la nouvelle version de "Zi One, l'europole radio" et son journal chaque matin français et belge à la fois (avec des "septente" et "nonante" au milieu ^^), je croyais à nouveau un peu à cette utopie d' "europole" soudée :-). J'ai lu sur des forums que certains pensaient que les Français étaient les premiers auditeurs réellement visés (en gros que des Français squattaient illicitement les ondes belges) (ce sont des Belges qui y bossent, pourtant... des "traîtres" ? lol) et cela m'a surprise - et énervée accessoirement -. Je connais pas mal de Belges qui écoutent (à Mouscron) et qui n'ont jamais plus pensé cela que moi. Je pense au contraire que cette idée méritait d'être développée, pour non pas gommer les spécificités belges et françaises (perso je n'aime pas l'idée de culture unique et aime bcp les spécificités belges... et françaises ;) ) mais simplement développer un dialogue, que je trouve fort enrichissant.

On peut tjs faire semblant d'y croire en écoutant sur le Net, en attendant que NRJ Be squatte le 107.5 siiii proche de mon très cher 107.4 qui m'aidait à supporter les insomnies en délivrant de la dance apaisante.



14 février 2008

My Bloody Valentine

Et en fait mon post n'a strictement rien à voir avec MBV lol.

vaentines_day

Qu'est-ce que la Saint Valentin ? un truc commercial tout pourri inventé pour faire vendre et faire culpabiliser les célibataires (je précise que n'étant pas célibataire, tout thèse éventuellement concernant le fait que je serais une vieille fille aigrie tombe à l'eau).

J'aime la Saint Valentin que dans Calvin & Hobbes, vala. J'ai entendu des messages à la radio, gerbant lol.

Comment ça, avec tout ça j'ai quand même fait un post de Saint Valentin ? oui, un post de dégoût et un post Calvin. Et ça, ben c'est la classe.

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05 décembre 2007

Control... it's just a breath control...

Commencé le 18 octobre

Sorry, à chaque fois que votre servitrice prononce ou entend le mot "control"/"contrôle" c'est une fois sur deux ce morceau de Recoil, Breath Control, qui revient. Petit extrait de génie :

Comme introduction à une review cinématographique, on a vu plus direct mais le fait est qu'Alan Wilder est fan de ciné, hey, et qu'en général les références ne manquent pas, alors pourquoi pas là... (comment ça, tiré par les cheveux ? lol). J'aurais adoré voir un petit film là-dessus. Déjà à Prague, je visionnai des clips pas visionnés depuis des lustres : cette interview d'Alan à propos de l'accident d'avion, cette annonce télévisée pour Bloodline, des vrais clips vidéos avec Doug ou même Jezebel. Et là j'ai vu un bout d'un meet & greet où je n'étais pas et ça m'a rappelé que j'avais deux reviews à écrire, dont une qui va avoir encore plus de mal à passer que l'autre, c'est dire. Mon voyage à Prague devrait en toute logique être relaté, même si finalement je n'ai pas lu l'intégrale de Kafka à temps (je ne vais peut-être pas me flageller à l'instant pour autant).


Vous noterez que niveau intro fumeuse on a vu à la fois mieux et pire sur ce blog. Je vais vous parlez aujourd'hui de Control. Le film. Pas le thriller, pour les amateurs du genre (pas vu d'ailleurs) mais bel et bien ceci :

J'ai lu pas mal de reviews, de bonnes choses en majorité. Des tas de détails et de machins. Tellement qu'à côté je ne peux pas écrire une review décente, alors vous aurez une impression. Je préfère de toute manière les impressions aux récits précis car l'impression est souvent plus exacte que tous les résumés minutieux qu'on pourra convoquer. A la deuxième vision je crois avoir pris Control encore plus à vif (ceci expliquant, très chers amis, qu'il ne me faille pas moins de trois mois pour écrire une review). Moins concentrée sur la beauté de l'image qui me fascine toujours cher mon maître es photographie. Prenons les choses dans l'ordre. Le fait est là : il m'agace de lire constament des intros commençant par "le biopic est à la mode" machin. Heu ouiiii, c'est certain, ça a fleuri. Seulement, si Anton sortit son film en 2007 ce n'est certainement pas par un effet de mode, mais juste car il faut du temps pour mûrir un projet d'une telle envergure (j'entends par là qu'un fan, un vrai fan, va prendre des gants et tenter d'être objectif, ça ne se travaille point tout seul). Pour avoir suivi l'étendue de la préparation, le projet n'est pas né d'hier. Secondo, pourquoi parler de biopic ? ah oui, c'est vrai, c'est Ian Curtis.

Je crois qu'on s'en fiche. Honnêtement. Je pense que ça aurait pu être Monsieur X, le seul truc étant que Monsieur X devait être chanteur et parolier dans un groupe de coldwave de préférence. De préférence épileptique. De préférence trèèèèèèès torturé. Donc évidemment Ian Curtis c'est mieux. Et Anton a fait effectivement un travail sur Ian Curtis et pas sur Monsieur X. Mais je pense qu'on peut regarder ce film sans avoir jamais entendu parler de Joy Division. Dans vingt ans on regardera ce film et JD aura peut-être plus la résonance actuelle - à supposer que la résonance atteigne d'autres gens que les vieux cons et vieilles connes dans mon genre -. Ce que je veux dire est que l'universalité de ce film m'a frappée immédiatement (et frappée n'est pas si imagé que ça, le coup de fouet a été très intense). Et le fait que l'on s'attache ainsi autant à l'aspect biographique m'agacerait presque. Car évidemment certains trouvent opportuné de comparer le film avec d'autres biopics. J'ai lu des trucs idiiiiiooooots, genre des références à Walk The Line. Ne nous mentons pas, il s'agit réellement d'un biopic techniquement parlant : basé sur Touching From A Distance, le livre de Deborah Curtis, l'ex-femme de qui vous savez. Bien. Je ne peux pas facilement être objective donc voici les lignes d'encensement tant attendues ;). Donnez un film à faire à Anton et l'objet de base devient un truc corbijnesque. Forcément. Un OVNI. Une petite merveille. Je crois que c'est la critique de trop qui m'a fait réagir et qui m'a donné l'envie d'exorciser ce mal que je balade depuis l'avant-première. Car, oui, rappel, Control je l'ai vu version évènement lol (je note sur un post-it qu'il faut que je réapprenne à écrire sur ce blog comme j'écris des romans et des dissertations).

[Ici se situe le paragraphe "5 ans d'âge mental et j'assume" ON] Et comme j'aime bien raconter les trucs à la c*n, je peux même vous dire que nous étions les premières à entrer, ma chère Zumelle et moi. Et du coup on a joué les espionnes : aller dans la salle avant, toussa. Au final, nous n'avons pas rencontré Corbijn mais il a présenté le film. Géant, timide, passionné. Anton quoi. Et après le traumatisme, je veux dire la projection, Sam Riley (traumatisme humain, pour le coup ahem) (NB : Sam est biiiien plus mignon que Ian, comme un Ian niveau aura mais version encore mieux physiquement lol, le truc étant qu'il ressemble pourtant taaant à Ian de par son aura et le côté torturé qui émane de lui que tu peux pas t'empêcher de le fixer et de te demander si oui ou non la réincarnation existe) et sa chérie Alexandra (qui joue Annick dans le film) sont venus répondre à des questions, ou écouter les propos délirants psychotiques d'une dépressive au dernier degré qui a mis quasiment tout le monde extrêmement mal à l'aise (on se serait cru aux Etats-Unis où les gens commencent des discours hallucinants et emportés). Et rien que tout ce contexte, les lumières qui se rallument immédiatement après le film pendant le générique et les discours, ont fait que je ne suis pas vraiment sortie du film. J'ai vécu à travers Joy Divison les semaines qui ont suivi. Comme un lien musical vers l'ambiance noirâtre que je baladais avec moi. Même si on ressort de là presque soulagé. Genre "purée chuis pas aussi torturée que lui, avaaa, j'ai une petit chance de pas finir pitoyablement pendue à une corde à linge dans une cuisine d'un village moisi". [OFF, vous pouvez reprendre une activité normale]

Il est évident que même en connaissant bien l'histoire de Ian, la voir ainsi transformée, transfigurée, fait qu'on la prend de plein fouet (spéciale dédicace à Vatwin qui comprendra : "dans ta face !!" ;) ). On voit quel genre de fille paumée est Debbie (la pauvre quoi ^^') (enfin pauvre fille aussi même si c'est un jugement - perso m'enfermer avec une mouflette dans un patelin perdu de la région mancunienne et me satisfaire de ça je pourrais pas :s -), on voit quel type torturé est Ian et on se dit que c'est un miracle que ça ne clashe pas toutes les dix minutes.

Qui du film me direz-vous ? Une ambiance glaciale comme la cold wave, argentique (on est Corbijn ou on ne l'est pas), un contexte pas inconnu du public des fans mais peut-être moins familier à qui ne passe pas son temps à revisiter les années 70 et 80, une histoire banale et pas banale : après tout Joy Division a marqué le siècle mais on voit aussi et surtout l'arrière-plan, pas spécifiquement les backstages mais la maison, les parents, les concerts auxquels Ian assiste. On rentre très facilement dans le film à travers un regard à la fois scrutateur et pudique. Le film échappe au voyeurisme de base, aux clichés habituels du rock (sex, drugs and rock'n'roll), sans pour autant les nier. Corbijn réussit le pari difficile de conserver pudeur et respect tout en proposant l'histoire au complet. On eut pu attendre, de la part d'un fan surtout, une hagio-filmie de base où surtout on ne touche pas à la mémoire de celui qui est mort, même qu'il était grand et fort et que jamais il a commis de délit ou brûlé ses ailes d'ange. C'est pourtant bien Ian, dans toute son humanité, sa complexité, sa noirceur. Je pense et c'est une parenthèse, que la pudeur et l'ihnibition sont tant partagées par le réalisteur et le sujet, que la fusion fut assez immédiate. Et tandis qu'on se surprend à s'interroger sur la complexité des relations humaines, le contexte social, certes pas au centre du film, se greffe comme une des explications du mal-être, fausse particularité puisqu'encore très universel si on considère la récurrence de propos sur le sujet : Kafka détestait Prague autant qu'il l'aimait, Martin Gore parla du vide de Basildon mais garde contact et ainsi de suite. Le désoeuvrement de l'époque Thatcher est certes bien particulier mais le sentiment nihiliste, lui, est beaucoup plus répandu. "It's surprising this town doesn't sink".

Le souci du détail est omniprésent et, même si qui connaît un peu le travail d'Anton s'y attendait, il est toujours extrêmement plaisant d'admirer le travail bien fait. Travail extrêmement bien fait aussi en ce qui concerne les acteurs. La performance des actrices principales a été vantée partout, je m'attacherai donc au cas Sam Riley. Sam Riley ou le parfait caméléon, ou le double parfait. Bluffant ! Comme je le disais plus haut, il est juste un peu trop mignon pour le rôle MAIS il est parfait. Il ne s'agit certainement pas de Sam Riley interprétant Ian, mais de Ian possédant Sam, sans aucun doute. Vocalement, la performance est bluffante également. J'avais pourtant écouté le très bowien Transmission en boucle la semaine précédant l'avant-première. Et pourtant... Il faut savoir que Corbijn ne s'est pas servi d'images d'archives : pour garder une cohérence sur le plan du son et de l'image (et puis il faut avouer que les images du groupes sont très rares), tout a été tourné. Ainsi Sam ne mime pas, il interprète vocalement également (on se dit là que prendre le chanteur de 10000 Things et non un acteur pur et dur était tout sauf idiot). Seul Atmosphère, illustration sonore de la tragédie du 18 mai 1980, permet à la véritable voix de Curtis de s'imiscer et l'ensemble conserve une unité quasi parfaite.

Au cas où le sujet vous intéresserait, je viens de lire la chronique d'Obsküre qui m'a plutôt plu, et dont je vous conseille la lecture, d'autant plus que personnellement je ne résumerai pas. Le seul point qui m'a fait un peu tiquée et qui est revenu est le reproche léger sur l'insistance sur la vie personnelle de Ian et non l'ascension du groupe, que j'ai constaté ailleurs de manière plus poussée. Je pense que le but n'était pas de mettre en avant Joy Division. Il n'est pas anodin que Ian faisait partie de JD mais l'essentiel n'est clairement pas là pour Corbijn. Ce contexte de biais permet ainsi au tragique et à la dimension émotionnelle et universelle d'apparaître avec une force inouïe.


Promis, je mettrai en ligne le carnet de voyage de Prague. Un jour.


Et pour vous sortir un peu de la noirceur totale :

En écoute : vu que la (sublime) BO de Control est finie et qu'à force ça me file le bourdon, subHuman de Recoil. Joe's voice was having a walk in my head.

08 août 2007

T'oh !

Hum hum, ça donne tout de suite l'ambiance hihihi.


(je précise : je suis pas fan de Green Day du tout mais leur version est pas mauvaise hum)

Donc comme vous pouvez le supposer, je suis allée voir le film des Simpson enfin après avoir mis 50 minutes à me garer dans Lille, avoir perdu patience et hurlé de rage avant de traverser pour la 2e fois le boulevard de la Liberté. Evidemment pas à sa sortie pour éviter les bousculades. Comme nous sommes en vacances, je n'ai pas pu éviter les gosses et les adultes se comportant pire que leurs gosses. Ainsi j'ai essentiellement retenu du film :
- scrontch scrontch (bruit caractéristique du mangeage de pop corn)
- que je n'aime plus bcp l'odeur du pop-corn
- que parmi les enfants présents devant une voulait du coca et une autre de l'eau
- que leur mère avait une voix qui porte et que visiblement elle avait oublié toute politesse au vestiaire
- que le petit garçon derrière avait des jambes suffisamment grandes pour toucher et bousculer les sièges devant lui (mais que sa mère était polie et qu'elle l'a fait se déplacer)
... enfin que ma misanthropie qui a tendance à augmenter avec le nombre d'enfants et de parents cons dans une pièce est particulièrement active dans une salle de cinéma, ce qui explique que j'y ai mis les pieds à peu près une fois cette année je crois ><.

En dehors de cet aspect extrêmement pénible, le film... enfin le dessin animé, l'épisode géant. Paraît que c'est PAS un épisode géant. Bon, pour ceux qui se poseraient la question, je réponds : SI c'est un épisode géant, avec une histoire qui se poursuit  tout le long et tout et tout loooool. C'est bourré d'effets spéciaux (je déconne mais y'a de la 3D là-dedans au niveau de la flotte ><) (j'ai horreur de ça mais passons, c'est pas au point de l'immonde version actuelle de Spirou et Fantasio alors ava ><), c'est bourré de suspense, c'est bourré de sensations fortes, on y voit même le fils de Bono (ceux qui ont vu comprendront lol). Nan je déconne. Eh bien, au final c'est un excellent épisode et c'est assez jouissif de voir qqch d'aussi long, avec pleeeeiiiin de références très agréables quand on est fan (les commentaires perçus autour de moi tendaient à montrer qu'il ne s'agissait pas globalement de fans avertis - même pas restés jusque la toute fin du générique en prime ><), des clins d'oeil assez amusants ;). Par contre, question à ceux qui ont vu le film : perso j'ai pas suivi ce que devenait Spider-Cochon (par contre j'ai dans la tête comme déjà après matage de la bande-annonce : "Spider-Cochon, Spider-Cochon, il peut marcher au plafond" ahem), après heu la... planche, on va dire pour préserver l'histoire lol.

Posté par Sydnette à 19:29 - ★ - Picture Show - ★ - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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