17 février 2009
Ma vie vient de basculer dans l'horreur
Je vais résumer de manière prompte alors que je suis vaguement rescapée... cad que j'ai songé de manière absolument définitive à mettre fin à mes jours (déjà que bon ce soir j'étais pas super en forme, loin de là ><) avant d'avoir un sursaut d'humanité et foncer réveiller mon père, qui n'a même pas gueulé que je vienne sonner à 0h40... (il est la bagatelle de 1h51 et là je suis fatiguée à force d'avoir crié et pleuré).
Résumé... avec la liste des solutions envisageables passque depuis j'ai réfléchi... (ce qui va me permettre de dormir, peut-être un peu).
- je suis à deux doigts depuis plusieurs mois de faire une grosse bêtise
MAIS je suis méga forte sur le plan de la volonté et je vais fermer ma gueule, c'est évident.
- je n'ai pas de logement pour le stage (même si j'ai une piste, en fait, dixit le retour extrêmement rapide d'une amie qui quitte son logement)
MAIS suis-je bête je n'ai pas de stage finalement, dis-donc.
- je n'ai pas de stage.
Ca c'est la blague du soir, minuit trente-cinq. Genre bonne blague que j'avais pas prévue, quoi. Genre message hallucinant que tu relis, relis, relis sans comprendre et en te disant que c'est pas possible que qqn m'envoie un truc pareil, parce que bon, là, à ce stade de connerie, de m'enfoutiste et de branlerie (certes notoire les concernant), ils sont plus que six pieds sous terre les mecs, ils continuent à creuser. Mais genre profond et que quand ils atteignent le centre, ils cherchent encore à rejoindre ailleurs.
Voilà je vais faire court dans l'explication car là je suis extrêmement lasse.
S'offrent plusieurs solutions :
- postuler à un JOB dans le Nord, ce qui serait trop facile dis-donc, intéressant et pas à la fois. A envisager.
- trouver un autre stage : je suis déjà en train et j'ai vu une annonce à moitié bof, jouable, disons. xD Ca me permettrait de finir cette saloperie de master ET de faire ma 2e année. Pas forcément faire six mois de stage donc, mais rien que les quatre mois demandés, vala... ce qui me libérerait en août... pas mal. Aha ah, y'a plus qu'à.
Notez comme je suis zen, calme et tout, que j'ai réfléchi posément (cad après avoir hurlé j'étais fatiguée, surtout que je dors énooooooormément en ce moment). Bref.
03 octobre 2008
Dernier post avant la guerre ?
Comme vous pourrez le constater, le moral est haut... Et c'est pas dans mes habitudes de parler économie vu que j'y comprends que dalle et qu'en plus je m'en carre complet (ce qui fait de ce post un post inutile, destiné à me défouler juste un peu, ce qui est déjà mieux que de se pendre, un vendredi soir ça serait moche). Ceci dit, faut pas être très brillant pour piger que le futur n'est pas extrêmement rose. J'ai eu le malheur de discuter des actualités et des crises actuelles, ayant au téléphone qqn dont la famille avait l'habitude de tout placer en bourse (autant dire une famille ruinée, donc, dont le père est au bord du suicide pour de vrai vu qu'il a agi comme ça pdt 50 ans en plaçant ce qu'il gagnait) (bon ceci dit, la bourse j'ai jamais eu confiance, mais bon paraît que ça fonctionne comme ça). Il est extrêmement rassurant de constater que les Etats-Unis, ces troudukus de mauvais gestionnaires, entraînent le reste du monde dans leur chute. Si l'on voit les choses négativement, un peu comme à mon habitude en somme, on obtiendrait un scénario agréable de cette teneur :
Scénario 1 : la fin du monde
- les gens retirent en hâte le peu qu'ils possèdent, s'ils possèdent encore qqch
- les banques tombent
- tout tombe
- le monde entre dans une nouvelle guerre mondiale
- on crève tous (c'est bien, j'avais justement pas choisi de moyen de me foutre en l'air...) (j'y avais plutôt renoncé, en fait)
- mais genre tous passque bon.
Bien entendu on peut être optimiste (j'ai été peu fournie en optimisme le jour de la distribution ; ça devait être un matin tôt donc quand chuis arrivée, dommage, il n'y en avait plus) et espérer souffrir d'amour, de stress et d'angoisse naturelle pendant encore 30 ans avant de crever d'un triple cancer dû au tabagisme passif, à une double explosion nucléaire et à des substances non identifiées ingérées pdt 50 ans.
Scénario 2 : le pays de Oui-Oui
- les banques tiennent le coup
- les Etats-Unis deviennent intelligents (pas certain qu'Obama éussisse un tel tour de force... ><) (m'enfin je suppose que si McCain passe, on passe directement au 4e point de mon premier scénario) dans leur globalité et inventent un nouveau système d'économie équitable (c'est possible ça ?)
- tous les gens vivent heureux en paix
- on crève de notre cancer (là faudrait mettre des options avec des croix)
Okay, y'a peut-être un scénario intermédiaire. En attendant, on va danser pour oublier qu'on existe, pour oublier que tout existe.
Ah oui, chuis censée rédiger des dossiers et réfléchir à mon stage. Ah-ah.
[edit] ah, et Depeche Mode qui nous sort un "Tour of the Universe". Ca sent le nom d'album moisi, le visuel pourri, la tournée pourrie. Je ne veux pas de Exciter bis, bordel de noeud. Y a-t-il un truc qui tourne rond sur cette putain de planète ce mois-ci ? "la seule chose qui tourne sur Terre c'est leurs robes légères". Ah oui, pardon, j'oubliais, c'est normal...
10 septembre 2008
Proverbe
Si tu ne sais pas quoi faire de tes mains, transforme-les en caresses.
Et les pensées... si je sais pas quoi faire de mes pensées ?
Sérieux bourdon, je reprends la lecture. Je vais finir par croire que tous les livres de littérature jeunesse que je lis en ce moment finissent mal ><. Reprendrais limite Nothomb, mal écrit mais bon au moins on sait où on va.
19 août 2008
...
Il ne faut compter que sur soi-même. Et encore, pas beaucoup.
Tristan Bernard
14 juillet 2008
Insomnie / la Petite Conne
Et un post de plus pour le Coffre à Jouets (au passage me connaissant avec un titre pareil on aurait pu s'attendre à plus coquin comme le mode d'emploi du Jack Rabbit - cf Sex and the City... - ou les délires du canard vibrant mais noooonnn, en plus j'aime les canards qu'en BD, pas de bol). Me relève encore après m'être couchée m'enfin comme je chialais comme une idiote dans mon lit, me suis dit que venir étaler un peu ici, ça sera pas mal. Passque le silence je manie depuis tellement longtemps que même un journal papier je savais plus tenir. Vais aussi m'arranger pour ne pas laisser de fautes, pas comme hier, j'ai eu la flemme de corriger en relisant des passages au hasard cette nuit.
Encore des soucis avec la Petite Conne Kathy. Me rends compte qu'elle est floue, elle n'a aucune consistance (alors qu'à la base sa biographie me prend des pages et des pages donc en toute logique avec heuuuuu plus de dix ans d'Histoires très complète on devrait ne jamais avoir de souci scénaristique la concernant). J'ai tenté là ce soir dans mon lit de jouer des tests mais c'est trop difficile, ça passe pas psychologiquement, je refuse toujours. Tout ça suite à un beau bout de ratage au sein d'une Histoire que j'ai vraiment pas envie de gâcher. La chose m'agace considérablement (rappelez-moi de dire à la Molkette que sa version single de English Summer Rain c'est de la merdeuh, je le savais déjà mais là au milieu du best-of c'est saoulant), et c'est peu dire. Là on en était à discussion et puis le vide alors que j'étais bien motivée, de super humeur et que je sentais bien le truc. Ca me dégoûte. Au fond c'est pas avec Mart' que je suis fâchée. Je suis fâchée avec moi. Je suis incapable de vivre dans le virtuel donc la réalité vient foutre en l'air le virtuel. Si je suis aussi fâchée avec Mart' c'est car il n'a pas su combler Kathy, combler ce vide affectif qu'elle a et ainsi me permettre d'avoir un plein quelque part (enfin jveux dire ailleurs que dans les bouées qui me servent de corps, évidemment, et que j'ai envie de charcuter, là tout de suite maiiiiis notez je me retiiiiiennns) (faut dire il est tard et j'ai la flemme et c'est le bordel pour pas changer donc trop compliqué). Ce qui laisse Kathy dans un vide, dans une immensité béante où elle flotte, sans raison réelle. Et en fait la Kathy est à peu près aussi larguée que moi. Jouer Alan est assez sympa, ça permet d'extérioriser mon côté garçon manqué m'enfin bon chuis pas un mec non plus, chuis une fille avec une bonne dose de connerie et d'hormones de meeeerde et que j'aimerais bien que les hormones d'ailleurs elles fassent un effort ^^' coquetterie, de potins, de maquillage et d'envie de mecs. Enfin, quelque chose du genre. Ou pas du tout lol. Je sais pas bien comment faire agir la Kathy, peut-être la passer par des états très violents, la transformer, je ne sais pas.
Et comme si ça suffisait pas la nuit dernière, quand je me suis couchée, j'ai entendu à la radio Policy Of Truth... Question de me rappeler que j'avais tendance à trop l'ouvrir...
Now youre standing there tongue tied
Youd better learn your lesson well
Hide what you have to hide
And tell what you have to tell
Youll see your problems multiplied
If you continually decide
To faithfully pursue
The policy of truth
Ptit con. Tu exprimes tjs mieux que moi ce que je veux dire. Et là tu as exprimé ce que j'ai pas réellement formulé hier... Mais bordel... quand je dis rien les emmerdes se multiplient et me reviennent telle un boomerang... quand je l'ouvre, je constate qu'effectivement c'est pas brillant... "it's complicated" comme dit un certain profil. Mais là c'est même plus compliqué à ce stade...
Donc là Kathy passe pas, passe plus, pour pas changer... Même Alan m'agace pour le coup et je me retrouve face au vide, face aux pensées... Incapable de jouer quoi que ce soit question de se détendre un brin et de pas encoooore passer une moitié de nuit à penser à la mort, à penser à ces vacances, à penser à plus loin, à penser à dans 10 ans, à penser à l'an prochain même, à penser tout court. C'est toujours quand on cherche à ne pas penser qu'on pense... Déjà ça, là je me suis occupée un peu, un peu de ménage, un peu de télé, un peu de NCIS sur l'ordi, un peu de photos d'Iris. Et Kathy qui refuse de se plier, de je ne sais pas, de se foutre avec l'un ou l'autre... De faire un truc même artificiel. Avant, j'y arrivais bien, je me focalisais sur un type, je le collais dans mes Histoires, je m'amusais comme une petite folle et c'était réglé. Jadis elle était faite pour Alan, après ça collait trop bien avec Flood mais finalement il est parti vers d'autres horizons (j'y ai repensé tiens à la relation Flood-Kathy, ça donne à réfléchir ^^') elle en a plus rien à cirer des sentiments, en fait ma Kathy est dépressive aussi, elle s'en fout de tout... C'est super. Ca fait avancer le schmilblik un personnage double dépressif... Je savais que juillet serait dur sans boulot pour remplir la tête mais gosh ^^'. J'arrive même pas à avancer donc je culpabilise, enfin bref le classique de la procrastinaton. Donc voilà, j'ai une Kathy dépressive que je n'arrive plus à faire évoluer autrement qu'en milieu professionnel... Et encore même ça ça me gonfle souvent ces derniers jours, vraiment plus moyen de la maîtriser alors que j'avais repris un peu le contrôle. C'est sûr, me suis imaginé plein de fois sa mort même en fait ça n'est pas crédible car elle a des enfants donc ne ferait pas ça. Tant qu'il y a quelqu'un à aimer, on ne se tue pas, c'est une règle maison. Je ne peux même pas tuer cette petite conne, c'est vous dire la résistance qu'elle porte en elle. Et là aucun moyen de jouer quelque chose de choquant, quelque chose qui pousserait vers de l'indicible (en plus ça colle pas du tout avec ce qui a été inventé, ça faut bien l'admettre................). Ca résiste à fond. Je crois que je suis encore plus pudique que je pensais, même dans les Histoires secrètes, je suis incapable de jouer vraiment. Peut-être par peur d'aimer ça, je n'en sais rien mais ça devient pénible, j'ai besoin de savoir, besoin d'un vrai jeu non ça n'est pas un jeu qqch, de vérité crue, pour sentir tout ce qui me travaille exister quelque part. Impossible d'en parler, impossible de confier ça, j'en ai déjà bcp trop dit, j'ai déjà tout révélé au Chat et là je ramasse les morceaux en me demandant si c'était très fin comme stratégie, même si ça devenait irrespirable, étouffant, ingérable au quotidien : il aurait fallu mentir et je suis une irréductible adepte de la policy of truth, juste au niveau personnel, vis à vis de moi. Je suis le flic le plus sévère avec moi que je connaisse. Jusqu'à en être gonflante, tiens. J'ai un mal fou à me retenir de parler, je me dis que je ne suis pas honnête et que cette honnêteté je l'ai pourtant comme principe numéro 1 avec certaines personnes. Et là j'ai pas du touuuut la sensation de redire un discours maintes fois écrit dans des circonstances très différentes et en n'ayant absolument aucune conscience d'écrire pile ce que j'avais tout au fond, là où ma conscience n'accédait pas et où elle a accédé à cause de quelques posts dont j'ai soudain compris le sens. Quatre ans après, c'est pas mal niveau délai soit dit en passant. J'ai un cerveau lent (cerf-volant, ah ah, profitez de la blague Carambar, elle me faisait rire quand j'avais six ans) (je sors ====>). Et je suis une sale conne mais ça j'avais plus besoin de me le prouver. Je suis dans la merde lol.
Concrètement, je cherche où aller avec Kathy (en fait si j'étais logique, je ne devrais pas écrire tout ça ici mais un blog secret c'est trop pourri comme idée, ça me défoule cinq minutes et puis je n'y vois plus d'intérêt, j'ai tjs autant horreur de cacher des trucs alors que je devrais savoir que vouloir être transparent est "une des pires idées dans la triste et longue histoire des mauvaises idées" - j'ai piqué la réplique dans The Lost World : Jurassic Park II, Ian Malcolm / Jeff Goldblum, ça c'est pour le quota films pourris à citer -) (en fait je devrais fermer ma gueule mais j'ai déjà une sensation désagréable d'imploser à chaque fois que je rattrape de justesse mes bourdes au rayon déclarations). J'ai cru trouver une parade, me suis jugée maligne. Me suis dit : allez, casons-là avec Shirley, ça m'occupera la cervelle looool. Mais ça résiste, ça résiste bien. Et là j'ai constaté que ça résistait là où je pensais pas que ça résisterait. Et quoi faire ? ça semble tellement artificiel. Les faire s'embrasser ? L'idée même me révulse, j'ai super peur de ce que Kathy veut, super peur de moi. Protect me from what I want, hey comme quoi Bri-Bri dit pas que des trucs cons. Si je savais ce que je voulais, déjà. Je n'arrive pas à vérifier ce que je veux exactement, l'idée me fait bien trop flipper, de vouloir tout ce que j'ai pu imaginer et plus encore. L'idée me débecte, en réalité. Je me débecte. Pour changer. Mais version dégoût violent, le plus grand dégoût que j'ai eu de moi-même de toute l'histoire du dégoût de moi. (tiens que j'écoute Bri-Bri, il faudra qu'il m'explique les paroles de sa chanson en français de Protect Me passque heu... comment dire, j'y vois des trucs super salaces et je sais pas si j'ai un esprit déviant ou si je vois ce qu'il faut y voir, ahem) (ah ben non je viens de lire les paroles françaises, putain j'ai réellement un esprit déviant, j'avais entendu autre chose ===> fuit).
Donc la Kathy, je n'ai pas réussi à la jouer avec Shirley puisque bon Kathy veut je sais pas quoi (j'ai pas réussi à introduire qqch qu'elle veuille, d'habitude je raisonne à l'envers, je joue un truc dans une Histoire PUIS j'y vois un sens, j'ai oublié qu'avant je faisais le contraire, que j'introduisais qqch qui me posait pb - mais quand le qqch est lié à la survie, pê que c'est un peu plus difficile...) et m'est avis que Shirley veut pas Kathy non plus. Donc bon. Autant dire qu'on va dans un mur. J'ai tenté de ressortir Alison genre 5 minutes lol mais elle est plus artificielle encore je le crains. Au final Kathy est la personne la plus seule que je connaisse virtuellement :p. Seule, sans... sans personne à aimer. Officiellement. Officiellement pour moi aussi en un sens. Elle est vide. Pas crédible, dénuée de sens.
Bon allez, je quitte le navire blog là, je n'arrive plus à penser droit.
En écoute : cette petite salope (lol, ça va plaire aux fans qui passent ça :p c'est affectif, je préviens :p) de Bri-Bri, de Molkette, bref le best-of de Placebo, Once More With Feeling. J'aime encore ce groupe, c'est désespérant, c'est suffisamment dépressif pour le moment et suffisamment rock pour succéder à l'EBM que j'ai écoutée cette aprèm en notant les groupes du Gothic Festival.
12 juillet 2008
Lectures
Après n'avoir rien dévoilé de mes diverses avancées psychologiques ><, je romps le silence pour un bilan je ne sais quoi.

(au passage veuillez noter que voici encore une image d'Azuzephre aka Jeff Thomas, je suis définitivement accro à Pon and Zi - ce mec dessine exactement ce que j'imagine, en bcp mieux :-) )
Ce qui me fait un bel article pour le Coffre à jouets, en général plein de trucs sombres et autres complaintes imbuvables pour tout lecteur normal (cad le lecteur beta qui cherche à se distraire et/ou à être voyeur de sexe et de quotidien en lisant les blogs). CEPENDANT, car il y a un cependant (même s'il ne va pas durer car après non seulement je vais becqueter mais aussi fermer la porte à Iris, la nouvelle arrivée *qui d'ailleurs a des mimiques qui me rappellent qqn...* et tenter de suivre deux programmes en même temps, en suivant plus Kaamelott quand même, ayant tjs un pb de mémoire) toi lecteur actuel tu as échappé au blog ancestral, composé à 90 % de complaintes et déclarations crues. Eh bien surprise, voilà un post de type complainte (ouais je sais je vous emmerde, cependant personne n'est obligé de lire et vous avez le droit de m'envoyer des mails d'insultes, je suis maso pour rappel, donc forcément j'adore ça :p) (ça c'était une private joke :p). Enfin bref, si une envie de voyeurisme ne vous traverse pas, vous avez le droit de passer votre chemin. J'ai presque envie d'être crue, je ne suis plus capable d'être aussi crue je crois, même si mon humour noir et grinçant donne parfois dans le cru, mais on va essayer, je pense que c'est nécessaire de se faire un peu saigner, et la haine sortir avec le sang et les larmes, la haine et l'amour cohabitant tjs de manière aussi proche je crois bien et avec la même intensité qu'avant sinon plus.
La relecture de ce blog fut une épreuve, une expérience bcp plus bizarre que ce que j'aurais cru. Je pensais connaître le contenu, les peines, les déchirures derrière et en fait je me suis aperçue que je n'avais rien réglé du passé. A force de l'ignorer afin d'avancer, j'ai construit une façade encore plus efficace que tout le travail de Miss Parker (qui sait quand même à peu près d'où viennent ses soucis), une Alanne, Sydnette, Thomassia et bon nombre de pseudos afin d'éviter de croiser celle que je déteste mortellement, D. Et là je me suis repris tout de plein fouet mais avec mes capacités de réflexion actuelles, cad un peu de recul, un peu de réflexion en cours, quelques idées qui germent depuis quelques mois, ce genre de choses...
J'ai d'abord opté pour le coup d'éclat, les grandes déclarations, du type "foutons tout en l'air". Je n'étais pas loin d'imploser, donc c'était ça ou rien je pense. Et ce genre de coup de tête, de coup de nerfs, aide à faire un peu place nette, à observer ce qui retombe, à réfléchir avec les morceaux qu'on dégage dans notre rage / douleur / amour / haine. Le principal problème étant que forcément on touche des gens extérieurs, qui n'ont rien demandé et qui ont leurs propres démons. Ce type de clash n'est pas idéal mais en un sens, je ne l'ai pas fait exprès, il est sorti tout seul... C'est dire si ça traînait et si cette énergie bouillonnante était renfermée. Sur la longueur, impossible de poursuivre... Fini le blog, plus de découvertes, soit... plus qu'à reprendre la routine... la vie... ou pas. Bref, là on est dans un croisement, dans une hésitation, le dernier week-end m'ayant prouvé que c'est pire que jamais, que je ne sais tjs pas comment avancer, que je ne sais pas ce que je veux et que je crois que ce que je pourrais vouloir >< me terrifie.
Après cette lecture, je suis repartie dans la lecture des blogs extérieurs, chose que je ne fais plus que peu mais que je compte reprendre (et j'ai commencé) afin de renouer contact avec mon passé, mes amis, mes connaissances, repartir sur des bases saines. Repartir sur quoi, ça je ne sais pas, j'ai depuis quelque temps du mal à envisager l'avenir. En construisant, je me suis soudain aperçue que l'avenir je l'avais envisagé d'une certaine manière, qu'il me terrorisait car je voyais son impossibilité de réalisation et donc que j'ai tenté de construire autre chose pour faire semblant. En quatre ans, j'ai tellement bien mené ce trompe-l'oeil que j'ai fini par m'y tromper moi-même, convaincre mon père, une bonne partie de ma famille, une bonne partie de mes amis. Seuls quelques-uns ont continué à me balancer quelques trucs qui auraient dû m'interpeler mais que j'ai écartés, outrée, choquée, non pas parce que je les croyais vrais mais parce que j'avais réussi à me convaincre qu'ils étaient faux.
Et je suis allée de ratage en ratage, ne parvenant pas à comprendre pourquoi je m'engageais dans quelque chose de foireux, dans quelque chose de moins foireux au départ devenu foireux (Georges), devenu atrocement étouffant et que j'ai rendu encore plus étouffant jusqu'à ce que fin s'ensuive, pour mon plus grand soulagement. Soulagement que je me suis expliquée par un "il prenait tout le temps que je réservais à d'autres", en n'allant évidemment pas chercher plus loin. Chercher plus loin revenant à remettre tout en question, ce que je ne faisais plus depuis longtemps. Remettre en question signifie se rendre compte du mur vers lequel on va, de l'absurdité de ce qu'on a imaginé, du fait que la vie future qu'on s'est construit inconsciemment est évidemment impossible et que la ou les personnes qu'on y a associée(s) ont évidemment d'autres plans pour l'avenir, ce qu'on aurait compris plus vite si on se l'était avoué immédiatement mais cet aveu était impossible. Au final, je suis donc dans une perspective alléchante de non avenir, d'avenir professionnel cependant et c'est déjà ça. Chanceuse au travail, malheureuse ailleurs je suppose.
Il y a cependant des avancées, dont la sociabilité. Je suis capable de parler à des inconnus, d'échanger plus de deux phrases avec eux. Je n'ai fait qu'une seule crise de nerfs au travail ><, okay je n'en faisais plus du tout mais vu ce qui se trâmait, ça serait presque positif. Je suis à nouveau en dépression légère mais je le sais, ce qui est plutôt positif puisque j'étais en absence de vie pdt longtemps... Je me suis aperçue que j'avais laissé le cutter là où je l'ai reposé après une crise et n'y avais plus touché depuis un nombre de mois que je qualifierai de conséquent. Okay sur le plan alimentaire ça ne s'arrange pas, j'ai tjs un appétit d'ogresse, tjs autant de complexes, tjs autant de procrastination pour tout. Bref, j'ai effacé des problèmes pour les retransformer ailleurs (j'ai pris 10 kilos en 4 ans, sans vraiment m'en rendre compte, sachant que j'avais déjà pris 10 kilos en 3 ans juste avant). Et en quatre ans, je n'ai pas avancé d'un iota sur la résolution des problèmes majeurs de ce qui n'a pas eu le temps d'être une jeunesse complète. Normal, puisque j'ai passé mon temps à ignorer 80 % des problèmes puisqu'invisibles pour ma conscience et à ignorer les 20 % visibles pour cause de "manque de temps / autre chose à faire / autre chose à penser / non ça n'est pas possible actuellement". Entre la procrastination et l'aveuglement, on peut dire que la Syd a fait fort.
Je suppose que je dois redresser la barre, soit continuer à faire semblant, soit construire un autre semblant, mais j'ai intérêt à trouver vite car en ce moment j'ai tendance à l'ouvrir, à être sincère, à déclarer des trucs ENORMES qui se doivent de rester secrets, bref ça lâche, le miroir se fendille alors que ce miroir de la vie se doit de rester entier, avec Syd en héroÏne de la série qu'elle se construit , surtout sans chercher à inclure Kathy, celle qui pourtant sauva tjs tout... IL faut dire que j'ai tenté je ne sais combien de fois de me réconcilier avec cette connasse sale petite pute désobéissante... avec ce double mais il faut croire que je suis encore plus fâchée avec moi-même que je ne le croyais. Coupable d'inceste, de lèse-majesté, d'atteinte au corps, et les vieux classiques "oubliés" d'homosexualité latente, de meurtre (évidemment, je me sens tjs coupable d'un truc auquel je ne peux rien), de non-dispute-qui-devait-changer-ma-vie-et-que-je-n'ai-pas-eu-les-couilles-de-lancer. Merde c'est pas parce qu'un de nos parents végète dans un fauteuil en état de légume plaintif, geignard et immonde qu'on ne doit pas lui dire ses quatre vérités en face, à savoir qu'elle est une sale petite conne bouffée par la dépression - au point de vouloir que les autres passent leur temps à la plaindre et à téléphoner à tout le monde en ce sens, ce qui te fiche la honte un max, à toi qui essaie d'avoir une vie normale en apparence... la cacher quand une copine vient à la maison, ce qui certes est arrivé une seule fois looool... -, la maladie mentale et son éducation de merde *malgré tout l'amour que je porte à mes grds-parents avec qui je n'ai pas eu l'occasion de me friter autour des mêmes sujets vu qu'ils sont morts avant qu'il ne constituent un pb pour moi*. Ou alors si peut-être c'était une bonne idée de pas le faire, d'avoir pitié, de fermer sa gueule car effectivement c'était pas le moment (il n'y aurait pas eu de bon moment alors durant toutes ces années...) et de juste être un peu sadique pour compenser (oui en moi se cache une sadique en puissance, vous êtes prévenus) (mais avec un super bon fond paraît-il ><, ce qui est un peu problématique). Résultat des courses : ce qui posait pb a été peu à peu enfoui pour cause de (suivant les années) :
- maladie qui est censée être le centre de la famille, donc de la ville, donc du monde et exit mes pb de sale petite égoïste qui s'enferme dans sa chambre (au passage, ça m'a évité de me pendre ou d'avaler les tonnes de médicaments, ceux-là même qui traînent tjs à la cave et que je vais reluquer régulièrement de manière à me dire limite à haute voix les jours om je déconne sévère "oui je pourrais le faire, je pourrais avaler tout ça et crever mais noooon je ne le fais pas, car j'aime, même si je suis malsaine j'aime et au nom de ça, de la confiance qu'on me porte, de l'amitié qu'on me porte, je ne le ferai pas") (au passage je me dis de temps en temps que c'est vaguement malsain ET que je devrais pê tout jeter ET que si ça tombe comme c'est passé la date même si je les avalais tous je mourrais même pas donc que ça sert super à rien de garder ça). A la même époque on m'a sorti pas mal de trucs que je n'ai tjs pas avalés... Déjà on m'a prise pour celle que je n'étais pas... A l'école on me prenait pour une demeurée capable seulement d'avoir des bonnes notes. Avoir de moins bonnes notes n'y a rien changé et je regrette un peu d'avoir sacrifié mes capacités de travail afin d'essayer de m'intégrer. J'ai reparlé avec un mec du collège récemment qui se demandait s'il avait bien affaire à la même fille... Oui, oui, mais un peu plus extravertie hein ><. Ensuite on m'a traitée d'égoïste, de personne incapable d'aimer, de fille qui s'en fout de tout. Ca j'ai tjs pas avalé, j'avalerai jamais. S'il y a un truc qui me caractérise et j'en suis bien consciente, c'est ma capacité à me dévouer jusque l'absurde et la mort si besoin est. J'aime avec infinité et même mes ennemis j'ai eu bcp de mal à les détester ><. Ca se rapproche de la plus profonde connerie. DONC qu'On, cad ma connasse de mère incapable de m'élever autrement qu'en m'étouffant, s'imagine que je ne l'aime pas, ça me TROUE. Putain de bordel de merde, avoir tant de haine n'est-ce pas aimer le plus profondément qui soit ? Evidemment il lui paraissait difficile de comprendre pourquoi je m'embrassais pas un corps puant et débectant (elle a quand même obtenu en secret par le frangin et moi-même le surnom de GTP aka Gros Tas Puant) (sur la fin, quand vraiment c'était INSUPPORTABLE et que si je n'avais pas eu Internet, le forum, Nathalie et mes amis les plus proches que j'aime donc avec infinité aussi ><, je me serais supprimée sans même réfléchir). Noooon ça ne pouvait pas lui venir à l'esprit que pour moi ce GTP n'était PAS ma mère mais une caricature d'elle-même, qu'elle allait de plus en plus vers la caricature et que soit je me sauvais soit je devenais complètement CINGLEE. On m'a vaguement fait comprendre aussi (des profs, mes parents) que si j'étais le bouc émissaire, je l'avais cherché. Avec les années, je cherche encore ce que j'ai fait de travers. Ce que j'ai fini par trouver est que... J'avais un caractère d'extra-terrestre à l'époque, dû à la sur-protection maternelle donc à cette connasse qui m'a balancé ensuite que c'était ma faute si certains trouvaient malin de me faire tomber pour me fracasser le crâne. Si c'était à refaire, j'enverrais chier la mère et les autres et je deviendrais une sale rebelle comme bcp au collège. Si ça tombe, je serais devenue une sale conne comme eux, aurais adopté leurs codes et un boulot de teigne et des amis de merde. Et du coup en fait me dis qu'heureusement que j'ai été comme ça, ça m'aura au moins évité ça. Même si je me retrouve ET, à moitié Tom Meighan, à moitié schizo lol, complètement dépressive et paumée. M'enfin au moins je ne suis pas une sale conne imbue d'elle-même. Merci maman. Maman, maman, maman <-- nan je m'entraîne car comme je déteste le mot, l'idée de maternité (je ne veux pas d'alien dans mon ventre, merci) (si un jour j'ai une copine, et qu'elle veut un alien, elle le porte :p) (ou on adopte :p)
- aggravation de la situation avec genre des pensées coupables du style "bon là si elle crevait ça m'arrangerait, parce que ça devient difficile à vivre quand même" et au final tjs la pensée qque part "nan mais c'est quand même pas moi qui l'a fait crever, hein ??" (c'est idiot mais bon).
- deuil soit mon père "maintenant on va parler". Cad lui il cause et moi j'encaisse. LOL. Surtout garder le sourire, surtout ne pas flancher, même s'il a les larmes aux yeux, SURTOUT s'il a les larmes aux yeux. Rester neutre, un masque, en cire, de marbre comme celui qu'on ne doit pas lui imposer en avalant aussi des putain de médocs à destination de non-retour.
- flipper sa race mortellement et plus encore sans bien tout analyser quand qqn d'autre a la même idée que vous, vous la pique sans le savoir et qu'on se rend alors compte que oui, il faut tenir, rien que pour elle, c'est suffisant comme idée et c'est tjs mieux que "tenir pour sa famille", idée qui s'effrite tjs au bout d'un moment, aussi proche soit-on de sa famille. S'ensuit alors la logique du "tant qu'elle tient je tiens". Ca marche sur la longueur, croyez-moi, ça marche encore. Tout oublier, tout foutre de côté pour être alors aussi fréquentable que possible pour tout le monde, car on est bien obligé face au monde, face à la douleur des gens, face à tout. Car se laisser aller dans la douleur n'est pas une solution et qu'on le sait pour avoir expérimenté, pour être tombée en dépression, pour avoir constaté que personne ne peut nous comprendre car surtout pas nous-même... Soit dit en passant, je n'ai pas trouvé de solution à cette douleur, je serais tentée de penser qu'il n'y en a pas et qu'à part un psychiatre, une camisole et/ou des médocs, plus grd-monde ne peut grd-chose pour moi. Sauf si par miracle, j'arrive à construire au lieu de détruire mais que je m'y prends mieux... Sauf que tout mettre à plat est impossible et que j'ai PEUR de ce que j'ai compris récemment, PEUR de ce que ça signifie, PEUR du non-futur, PEUR, ABSOLUTE ANGST, FULL FEAR. Et d'autant plus peur en décryptant tout peu à peu, les messages, les écrits, les histoires, les posts, touuut. En me disant que je suis quand même vraiment, vraiment malsaine.
Je suis devenue plus experte que ce que je croyais dans le domaine de la non-communication. Parallèlement et c'est là que c'est rigolo, la communication est justement une des branches les plus importantes de mon métier. Oh oh oh, on se marre trop ici je sais. J'aurais presque eu tendance à reprocher la non-communication quand je me suis aperçue que je maîtrisais l'art au point de ne pas m'en être rendue compte, de ne quasiment plus communiquer avec moi-même et de ne plus communiquer quasiment avec mon double, Kathy. Détester un personnage qu'on s'est créé est quand même un sacré paradoxe. Maintenant que j'ai trouvé pourquoi, je me demande si je ne dois pas faire le test ultime, celui qui me fait peur au dernier degré mais qui résolvait tout avant : le test virtuel. Au collège et un peu au lycée, quand j'avais un problème ou que je n'arrivais pas à m'avouer quelque chose, je l'introduisais peu à peu dans mes Histoires et quand j'avais bien testé, je me rendais compte si je m'étais trompée ou si le problème était plus étendu que je ne le pensais. Kathy est quand même née sans mère (beeeen tiens)(sa mère a disparu et on ne sait si elle est morte), avec un père qui s'est occupé d'elle sans qu'elle sache que c'était lui (c'est affolant comme les // vont loin, c''est exactement mon cas, alors que je l'ai INVENTE), aucune relation masculine stable, amoureuse en secret avec non-réciprocité (avant il y en avait, mais depuis j'ai compris que c'était impossible, si j'établis un // complet, forcément ça n'est pas réciproque mais je crois que je vais devoir transformer bien plus...), rien de stable malgré des constructions réussies, affectivement et professionnellement. Cette sale petite pute fille imaginaire me ressemble donc trop à mon goût, nous sommes donc fâchées. D'autant plus qu'elle est jolie. Et qu'elle réussit vraiment. Que moi je patauge lamentablement et ajoute à mon palmarès... toucher les gens que j'aime qui n'ont rien demandé, ce qui est tout de même la dernière chose que je voulais.
Et à présent... j'ai adopté la stratégie du... wait and see... l'autruchon gris (comme dirait mon père lol), la bestiole sans âme, le je ne sais pas quoi... Surtout ne rien dire, surtout ne rien montrer, surtout ne rien bouger, surtout ne rien faire tant que l'extérieur ne mouve pas. Et s'il ne mouve pas, on ne mouve pas. Et ce jeu-là peut durer longtemps mais c'est tellement plus rassurant que l'idée qu'on pourrait vraiment tout foutre en l'ai et perdre ses seules raisons de vivre. Que ça n'est pas viable en dehors. Et alors constater que justement on ne s'était pas rendu compte de l'importance qu'on accordait, qu'on croyait savoir mais qu'on ne savait pas, à quel point c'est VITAL, à quel point il est impensable qu'il y ait autre chose que ça. Et se dire soudain qu'on est piégée. Face à un mur. Dans une impasse. Dans une situation ou on ne peut plus reculer mais où il est trop dangereux d'avancer.
En écoute : les ronronnements d'Iris et ses petits cris pour que je m'occupe d'elle (elle a bcp dormi et a été super choute alors bon ^^)
En pensée : oh oh j'ai raté la moitié de Kaamelott et je n'ai tjs pas mangé.
[edit] J'avais oublié le contenu du livre V, ouch. Plus beau c'est difficile. C'est là qu'on voit qu'Astier guérit avec Kaamelott une dépression violente ahem.
01 juillet 2008
Read... again
End of Boboland. I hope they will miss me lol. Hard and deep, yeah, babe. Lol.
Paranoid about all (Yeah, "I think I'm paranoid" lol)
Read again old pages and understand why nothing changed since 2004 working on comprehension of myself. Nothing. Empty things still help me more than actual elements. And again... Love. Desesperatly in love. LOL. Love, love will tear us apart, again.
I saw the Gay Pride in Saint Michel. Strange experience. Feel the heart move. Slowly, faster. Then... talked, slowly, faster, lol. Too fast but... difficult situation. I think it's more explicit. Working again. Crying, maybe. Wait and see.
Think about summer. Small Boys (les Petits :p), and... a week in London. Just both. Looking forward to.
Love Thomas. Our version. We could understand ourselves lol.
All is strange. These days.

22 juin 2008
strange days

Parfois j'aimerais ne pas jouer Jarod et ne pas... faire un pretend, style géant, style sur plusieurs années. Ou alors va falloir que je m'en construise un très beau, nouveau. Rayer le Tom style. FUCK THE TOM STYLE. FORGET IT.
Plus ça va, moins la communication passe je crois et en même temps j'ai l'impression inverse, limite plus besoin de parler. Et pourtant... je me retrouve face à un mur actuellement, que j'ai dressé moi-même je le crains.
I forgot... Sick of school too...
fond sonore : One Hundred Years, Cure...
06 juin 2008
Dépaysement ou bienvenue chez les ploucs
Je ne reconnais plus rien.
Ca faisait un petit moment que je n'avais pas écrit de long texte introspectif, en ce moment je me lâche un peu, besoin de me défouler, d'exprimer, après une période un peu trop dépressive à mon goût (c'est pas que j'étais au bord du suicide, hum, c'est que même ça je voyais pas l'intérêt lol) (paradoxalement, je vois bcp d'intérêt à pas mal de projets :p)(tant que ça soit pas personnel, hein ><).
Déjà j'ai un peu de mal avec moi-même en ce moment, en fait j'ai un peu de mal avec Kathy depuis très longtemps et je commence à avoir un aperçu des raisons pour lesquels je suis fâchée avec elle et encore plus fâchée avec Mart'. Je suis terriblement paumée dans mon identité et, alors que j'aperçois un peu ce qui pourrait être une vérité, elle me terrifie plus que tout. Je ne m'étais pas aperçue de l'immensité de cette peur. La peur de l'abandon, je la connais, la peur de la mort, du vide, du noir, je commence à connaître (d'ailleurs en apprenant les causes des peurs, on parvient à philosopher ou à les calmer en partie). Mais ces peurs brutes, de territoires inconnus, non, ça je n'avais pas aperçu, je croyais être à l'aise avec moi. Et là je comprends soudain extrêmement bien Serge, de la manière dont il est dans les Histoires. Je n'avais pas analysé qu'on partageait certaines terreurs.
Constat du jour : je reviens à Lille et hop, le TGV me mène directement dans une ville que je connais bien, où j'attends un bus pendant plus d'une demi-heure, ben oui heure creuse oblige. Le temps que je me mette à haïr profondément ma région, haine qui se poursuivra jusque dans le bus où, décidément, les gens sont tjs moches et cons (oui, je suis pas dans mon bon jour, vous l'aurez compris).
Et, dans le TGV, alors que je bossais sur mon mémoire, j'aborde la question identitaire. Professionnelle, évidemment. Et là mon esprit dérive sur le reste. Alors que je commence à apercevoir ma vraie identité professionnelle, celle que je me suis construite durant le stage en cherchant à me placer par rapport aux informaticiens, par rapport aux journalistes, par rapport à la documentation, voici que mon identité personnelle, elle, se brouille.
Il y a encore de ça quelques mois, j'aurais défendu ma région coûte que coûte. Puis est apparu Bienvenue chez les Ch'tis qui a remis en question pas mal de choses, comme les sketchs de Dany Boon perçus par les Parisiens avaient déjà éveillé en moi quelques interrogations.
Autant vous le dire tout de go : je vis chez les ploucs. Oui, vous avez bien lu. Forcément : on picole jusqu'à être pété au boulot, on parle comme des débiles, on ne lit pas - normal, on passe son temps au foot -, on vit dans uen région de bouseux où il pleut tout le temps. J'oubliais : on est gentils. C'est bien, merci monsieur Boon. Et alors que le film a réveillé l'instinct régionaliste de tout un chacun, englobant même les gens du Pas-de-Calais, il a éveillé chez moi l'envie de me casser en voyant que tout le monde se satisfaisait de cette image. Comprenez bien : je n'ai pas détesté le film, mais je connais ma région, je sais ce qu'il y a derrière (je trouve ça bien qu'on veuille expliquer aux gens du Sud et d'ailleurs que le Nord, même s'il pleut pas mal, c'est très chouette) (d'ailleurs, suffit de voir la liste des concerts dans le coin pour en être parfaitement satisfait lol) (mais justement j'aurais aimé que le film dépasse ça). Et quand on me sort que c'est une caricature, que c'est poussé à l'extrême et que c'est fait exprès, je leur dis "okay, mais combien de gens ayant vu le film, vivant en dehors du Nord, savent ce qu'il y a derrière ? combien savent que les jeunes ne parlent en général pas chti du tout, n'ont pas forcément d'accent, savent lire et écrire ?!!! en gros qu'on est pas que des cas sociaux, qu'il y a aussi de bon petits gens intelligents et moins prétentieux qu'à Paris mais là je joue ma snob :p". Et je garde ce malaise qui fait qu'on se trouve obligé de tout justifier, notamment sur le plan scolaire. Oui, nous avons des universités, certaines sections sont mieux que celles parisiennes, notamment en documentation (je voudrais surtout pas cracher sur les facs parisiennes mais quand même, quand j'ai lu les programmes de certaines sections, j'ai rigolé devant leur caractère extrêmement arriéré) (doc = bibliothécaire, super, à Lille y'a un DEUST pour ça, c'est très bien fichu, c'est en deux ans et voilà). Et pourtant on se trouve obligé de tout justifier car on a tjs l'impression de passer pour des ploucs. Pire encore, nous voilà, nous Nordistes, singés par les Parisiens qui, dans le bus ou un café, sortent des "hein ? tcho biloute" avec un accent parisien de merde en se croyant malins. Oui, je sais, le Nord c'est exotique lol. Comme quoi l'exotisme d'ailleurs n'a pas besoin d'être lié à un ailleurs éloigné, faudrait que j'en cause à JM Moura looool (ahem, je sors).
Oui, j'avais envie aussi d'un débat intellectuel, d'une version intellectuelle de Bienvenue chez les Ch'tis. C'est peut-être un peu idiot mais ça m'a manqué. On a analysé le film en cherchant à comprendre le succès et on n'en a pas profité pour remettre d'autres choses en question. Je ne suis quand même pas la seule à être frustrée, si ? Je n'en veux pas à Dany Boon, il a représenté des choses qu'il aimait, il a montré son coin, la gentillesse des gens, l'humanité que j'ai tjs aimée et rarement retrouvée ailleurs en France, là je suis honnête. Mais ça m'a gênée terriblement que ça s'arrête là. Je voulais aun après, qui montrerait que certains ne sont pas plus bêtes qu'ailleurs, malgré les immensités de débiles autour (mais des débiles, à Paris, j'en ai croisé un paquet aussi, seulement c'est pas la réputation ambiante) et que nos qualités dépassent notre gentillesse (certes, à Paris, pour avoir un sourire c'est hard, les gens se méfient quand tu souris lol, peu de gens conçoivent une gentillesse entièrement gratuite dénuée de tout intérêt derrière :p forcément si tu souris c'est soit que tu te fiches d'eux, soit que tu as un truc à demander :p même à Boboland ça marche :p le sourire est forcément conivence, remerciement, demande, par de la pure gentillesse, enfin rarement - allez si, mon chouchou le graphiste sourit à cause de la musique en m'évoquant ses chouchous à lui, mais c'est encore différent et je le trouve pas très parisien). Et donc en rentrant je me sentais pas Parisienne, ça ça risque pas, mais pas Lilloise, en observant les conditions, le bus, les gens, la laideur ambiante, tout ce que je trouve beau d'habitude comme les rues, la gare. Je suis trop paumée pour avoir la force de défendre tout cela. Je me sentais rien en fait, carrément paumée, ne sachant plus où était ma patrie.
Il faut dire que dans le Nord deux attitudes dominent : le plouc heureux de son sort et l'intello qui nie tout rapport à la culture populaire. Le plouc heureux de son sort est l'atroce personnage moche qui gueule sur tout et n'importe quoi, n'ouvre jamais un livre, est trop fan du RCL, picole au picon-bière et a adoré Bienvenue chez les Ch'tis parce qu'on y parle un peu comme lui quand il est bourré. L'intello nordiste est le personnage qui soit a fui soit aimerait fuir le Nord, est instruit et fait comme s'il n'avait jamais parlé ou compris le ch'ti, d'ailleurs il a ri comme tout le monde devant le film mais a commenté un peu comme les Inrocks : c'est une comédie bon enfant, ça se regarde mais pas plus. De vraies caricatures, j'en suis consciente. Je connais des personnes intermédiaires mais plutôt peu. Etre fière de sa région sans tomber dans la défense du populaire débile n'est pas évident. Quelle position prendre par rapport à cette culture-là ? Si on accepte le fait qu'on comprend le ch'ti, qu'on comprend les moeurs du coin, qu'on a des rapports proches avec la Belgique, qu'on aime la bouffe du coin, on a peur alors qu'on nous confonde avec les débiles heureux de leur sort. Et il faut batailler deux fois plus pour rappeler qu'on a un cerveau, des neurones et de l'instruction car on sent le regard "ah nan mais c'est la fille du Nord, la pauvre nouillasse trop moche et grosse car elle bouffe que des frites", avec limite un regard compatissant :p (ça fait plus ou moins rire et plus ou moins mal, selon l'humeur). Au fond la majorité des Parisiens n'a rien saisi de l'esprit belge ni de l'esprit nordiste. Ils ont vu le film et tout analysé à travers leurs préjugés. Ca aurait limite renforcé le truc :s. Quand ils voient les Curry and Coco en concert, les commentaires débiles vont bon train, je les ai entendus et j'avais très envie de les frapper, de les secouer et de leur hurler "mais bordel, vous nous croyez assez idiots, nous Lillois et autour, pour ne pas maîtriser le second degré, pour proposer ça au premier ?!". Bizarrement, je ne suis pas retournée voir Sylvain et Töma depuis là-bas, même si j'aurais parié qu'ils allaient remporter le Rock Battle. Je ne sais tjs pas saquer les Parisiens, les vrais, qui se complaisent dans une hype qu'ils se construisent tout seuls. Et ayant fait deux soirées hype la même nuit, j'ai constaté que le mot "simplicité" n'était pas compatible avec cette vie-là. J'aime bcp la simplicité, la sobriété, que ça soit dans le design, dans l'ameublement. On a pas dit le vide, du tout lol, mais la simplicité : j'aime mieux un truc de bois tout tordu qu'un meuble hype à la con par Bidule de Muche de la Paquinière. Il y a cependant un paradoxe, que j'ai constaté autjourd'hui. Plus ma haine pour Paris augmente, moins je me sens Nordiste, il y a comme un souci lol. Je me sens Nordiste à Paris et à Lille je me sens vide. Je dirais plutôt désoeuvrée devant l'impossibilité de défendre ce que j'aime, ce auquel je crois. Peu de gens ont envie de défendre le Nord intellectuel, gueuler un peu pour défendre les facs du coin, pour qu'on ait de la reconnaissance (et du blé, accessoirement). J'ai un bol fou, en documentation, Lille III est bien placée (y'a qu'à voir les résultats au CAPES de documentation) donc je n'ai pas trop de mal à défendre ma chapelle, mais il en est autrement en Lettres où on site la Sorbonne comme étant le fin du fin (ayant des amis à la Sorbonne, je garde personnellement des réserves, notamment sur les contenus des programmes ;)). Et les gens déclarant être dans l'endroit le plus pourri de toute la Terre, dans une "fac pourrie", sont très nombreux. Evidemment, si on est soi-même persuadé être dans un endroit pourri, avoir une formation pourrie, les autres auront du mal à être convaincus du contraire. Je pense pour avoir observé pas mal de facs françaises que chaque fac a des tares, y compris les plus "prestigieuses" et que c'est à chacun de savoir organiser sa défense, compléter sa formation, s'ouvrir au monde et défendre son CV. Je ne dirai jamais assez combien j'étais heureuse dans mon ptit lycée à la réputation plus que miteuse. Okay, j'ai pas eu 19,5 de moyenne au Bac, mais j'ai appris bcp (et si j'avais bossé plus par moi-même j'aurais eu plus lol). Le tout est d'arrêter de vouloir à tout prix dépendre de l'endroit où on est, se prendre en main et se secouer. Tout endroit a ses qualités, à chacun de les trouver, les exploiter et se construire son propre parcours.
Avant je ne comprenais pas pourquoi on voulait quitter un endroit en essayant de trouver mieux ailleurs, aller au soleil, car j'étais heureuse où j'étais. Depuis que je ne suis plus heureuse où je suis, j'arrive à voyager mais je ne comprends toujours pas cette fuite désespérée : l'ailleurs n'est pas une solution, la solution est dans la construction, pas dans la fuite. Je ne vois pas comment il pourrait être plus facile de se construire à Nice (soit dit en passant, je trouve Nice fort laide donc déjà ça fait une bonne excuse pour pas déménager - non pas que Lille soit extrêmement belle mais au moins j'aime son architecture) qu'à Lille. On se retrouve toujours face à soi, à la limite on masque ses interrogations avec des sorties à la plage.
Et au moment où ma rage d'écrire s'amenuise un peu, je me rends compte que je suis un peu apaisée et très motivée. L'essentiel, ça n'est pas l'endroit dans lequel on se trouve, c'est que l'on peut toujours se construire et que tout reste à construire.
...
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en espérant pas tout foutre en l'air :s.
13 mai 2008
Ian
Je dis rien mais quand même. J'ai rien contre Converse, j'en porte même vu que la forme est sympa, en fait je m'en fous. Je vais pas tenir un discours moralisateur sur les marques et combien c'est pas bien etc etc (même si me demande si c'est pas Niqué qui a racheté la marque donc peut-être de pauvres enfants fabriquent les pompes pour 3 centimes) (bref). En tant que consommatrice (bouh le vilain mot), j'ai pas d'avis sur la question (je suis déjà assez dépressive comme ça).
Mais quand même... Ian Curtis sur un affiche pour la pub de la marque en grand dans le métro ça fait bizarre :s.
PS : oui il est tard, oui j'en ai marre de la newsletter, non j'ai pas fini ce que je devais faire, ça promet...
PS #2 : avec ce cirque j'ai toujours pas mon blog moumouté prêt alors que ça me botterait d'écrire demain.
